Bouira
Une célébration à la hauteur de l’évènement
L’amélioration de la mobilité et de la fluidité de la circulation ont marqué la journée.

C‘est la règle chez les autorités de la wilaya d’aller célébrer chaque fois une fête nationale dans le chef-lieu d’une commune différente. Cela a commencé, il y a longtemps, et cela se poursuit toujours au rythme des journées de commémoration. Mercredi dernier c’était au tour d’ Aïn El Hadjar de célébrer la journée de la Victoire qui tombe le 19 mars.
Grand tralala, ce matin, dans cette localité qui est à moins de 10 km à l’ouest de Bouira, où la majorité des gens dormaient encore. La diffusion de chants patriotiques, la marche au pas d’un peloton de gendarmes et d’agents de la Protection civile étaient censés saluer une aube nouvelle : la victoire du courage, le sens du devoir et du sacrifice sur la barbarie. Cette commune qui a souffert du colonialisme et tout particulièrement de la double décennie noire, s’est remise peu à peu de son traumatisme, connaissant grâce aux nombreux programmes de développement un essor rapide.
Cette victoire sur le colonialisme ne prendrait son sens que si elle est suivie par d’autres victoires tout aussi éclatantes, bien que sur d’autres plans. Il s’est rendu, ensuite, au chantier qui attendait un signe de lui pour entamer ses travaux, à la sortie nord du village. Le projet qui a requis une enveloppe financière de près de 42 milliards consiste en des travaux de réfection sur 3,5 km sur la RN22 qui relie Aïn El Hadjar à Djebahia, longue, elle sur 21 km.
De là, il a pris la direction du stade qui porte le nom d’un autre chahid, fraîchement recouvert de gazon synthétique. Le wali qui a constaté des insuffisances a présenté un court aperçu sur la situation : réalisation de 28 stades et 34 terrains de proximité pour un montant de 170 milliards. Le premier responsable a écouté des citoyens d’ Ouled Mhaya qui se plaignaient d’une crise d’eau et du ravalement du CW6, suite au tremblement de terre qui a secoué la wilaya, bien que l’épicentre soit situé à El Mouhoub, dans la wilaya de Médéa.
Au niveau d’ Aïn Bessem, il a inauguré un projet portant entretien et revêtement de deux portions (l’un de 2,3 km, et l’autre de 7,5 km ), de la RN25 qui relie Aïn Bessem, à Djebahia sur une distance de 45 km. L’objectif, selon le premier responsable de la wilaya est de diminuer la pression sur d’autres axes et sur la ville de Aïn Bessem qui en subit les conséquences.
À Sour El Ghozlane, il a inspecté le projet de double voie de la RN8 qui va de l’ancienne Auzia à Sidi Aïssa dans la wilaya de M’sila et qui connaît un taux d’achèvement estimé à 52%. La livraison du projet dont 17 km sont déjà réalisés est prévue le 31 juillet prochain. Cette première tranche consiste en travaux de dédoublement et d’assainissement sur la RN8. La seconde tranche sera consacrée prochainement au transport du gaz, de l’électricité et de l’eau vers la zone industrielle de Dirah.
À Hadjr Zerga, aux confins de la wilaya, c’est le CW 13, d’une longueur de 6 km qui a retenu l’attention du wali. Les travaux sur une portion de 4 km ont été livrés en 2023. Le reste le sera dans 6 mois. Le projet en question a demandé une enveloppe estimée à plus de 9 millions de dinars. L’amélioration de la mobilité et de la fluidité de la circulation ont été évoquées en l’occurrence. Cette visite qui s’inscrivait dans le cadre de cette journée de commémoration a permis au wali de conjuguer le devoir de mémoire, développement économique développement et préoccupations des citoyens.
Partout où il s’est accordé une halte, il s’est entretenu avec eux autour de leurs problèmes et donné aux directeurs d’exécutif des instructions fermes pour leur prise en charge totale.