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Le président Tebboune inaugure l’usine de dessalement Cap Djinet 2

Et de quatre!

L’Algérie dispose d’un savoir-faire extrêmement important, en la matière.

En moins d'un mois l'Algérie a mis en marche quatre grandes usines de dessalement de l'eau de mer. Hier, le président de la République a inauguré dans la wilaya de Boumerdès, la quatrième unité du genre. Après celle de Cap Blanc à Oran, de Fouka 2 à Tipaza et une troisième dans la wilaya de Tarf, c'était au tour de l'usine de Cap Djinet 2. D'une capacité de production de 300 000 m³/jour, implantée sur un terrain de 18 hectares, cette usine vient donc apporter la preuve des compétences algériennes qui ont relevé un défi digne d'une grande nation développée. La concrétisation de ce projet d'envergure s'inscrit dans le cadre du programme national, décidé par le président de la République pour la réalisation de cinq grandes stations de dessalement de l'eau de mer dans les wilayas d'El Tarf (Koudiet Eddraouche), de Béjaïa (Tighremt-Toudja), de Boumerdès (Cap Djinet), de Tipaza (Fouka) et d'Oran (Cap Blanc), d'une capacité de production de 300 000 m3/jour chacune, pour un coût avoisinant les 2,4 milliards de dollars.
L'ouvrage n'est pas simple, loin s'en faut. Il s'agit de stations d'une capacité de production plus que remarquable. Ce type d'usine de dessalement ne se réalise pas n'importe comment et pas par n'importe qui. Pour monter de pareils projets à partir de plans, d'un terrain vide, il fallait avoir de la maîtrise, de l'audace et une importante dose de détermination. Et lorsqu'on multiplie un exploit de cette ampleur en 5, on peut raisonnablement estimer que l'Algérie dispose d'un savoir-faire extrêmement important. Il l'est d'autant plus qu'il concerne un domaine vital et relevant de la souveraineté nationale. On retiendra du programme, l'objectif de renforcer la sécurité hydrique et répondre aux besoins des citoyens en eau potable. En ces temps de sécheresse endémique, les 5 stations de dessalement de l'eau de mer reflètent le saut qualitatif opéré par l'Algérie dans le domaine du renforcement de sa sécurité hydrique.
Qui maîtrise le cycle de l'eau, maîtrise la vie. Et donc, les attributs de l'indépendance dans un monde en mouvement, présentant des défis climatiques majeurs. Les prochaines guerres seront ceux de l'eau et l'espèce, l'Algérie a passé un sérieux cap dans sa préparation. C'est pour cela que le Président a eu cette déclaration, sur place à l'inauguration de la station de Cap Djinet 2: «Nous ne pouvons que nous enorgueillir et être fiers de ce que nos filles et nos fils ont réalisé en Algérie.» Abdelmadjid Tebboune ne croyait pas si bien dire. Il a touché du doigt la puissance d'un pays, une jeunesse compétente, laborieuse et patriote. Constatant qu' «en très peu de temps, le projet a été réalisé par des mains algériennes», le chef de l'État confirme le dévouement de tous ces cadres, travailleurs, techniciens qui ont réalisé un véritable exploit. «Je les remercie», a-t-il dit, avant de poursuivre que «les remerciements ne suffisent pas pour ce qu'ils ont accompli». Ainsi, le président de la République réalise la dimension historique de cet accomplissement. On peut, en effet, y voir la preuve de ce que peut atteindre l'Algérie comme sommets, avec ses propres compétences. Les stations de Cap Blanc, Fouka 2, Koudiet Eddraouche et Cap Djinet 2 ne sont pas des mirages, mais bien l'expression de ce que les Algériens sont capables de réaliser, en y mettant l'art, la manière, la bonne exécution en un temps record. «Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont travaillé sur ces projets, car ils ont établi une véritable école algérienne dans le domaine du dessalement de l'eau de mer», a encore affirmé le chef de l'État. Cette école bénéficiera aux prochaines générations, mais aussi aux peuples d'Afrique qui sont confrontés à la même problématique du dérèglement climatique et qui auront, eux aussi, à affronter la guerre de l'or bleu. Ce qui est possible dans l'eau, l'est également dans les infrastructures routières, dans le rail, les énergies, ainsi que dans les technologies avancées, l'industrie spatiale et bien d'autres domaines, que l'Algérie doit maîtriser pour garantir son émergence et sa résistance face aux aléas climatiques et géopolitiques.
On retiendra enfin, que la cérémonie d'inauguration de cette importante infrastructure stratégique s'est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, le général d'armée, Saïd Chanegriha, du ministre d'État, ministre de l'Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, du ministre de l'Intérieur, Brahim Merad, du ministre de l'Hydraulique, Taha Derbal, ainsi que des responsables des entreprises nationales chargées de la réalisation et des autorités locales.

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