Hausse des prix de la viande importée
Zitouni ordonne l’ouverture d’enquêtes
Les services de contrôle sont constamment sur le terrain et imposent aux spéculateurs une traque sans répit.

La stabilité des prix et leur disponibilité sur le marché dérangent les réseaux de la spéculation qui tentent d'imposer leur diktat, notamment durant ce mois de Ramadhan. En dépit des mesures fermes et des sanctions prévues, des hausses injustifiées de prix sur la viande importée ont été constatées dans certains points de vente. Ces derniers, en l'occurrence les bouchers, n'ont pas respecté les marges bénéficiaires fixées conformément aux décisions réglementaires approuvées.
Une situation qui vient perturber le début du mois sacré, pourtant entamé sous le signe de la suffisance, et de l'absence de la frénésie des achats et des flambées des prix. Il va sans dire que ces tentatives de déstabilisation, vont se heurter à une organisation solide qui, d'ores et déjà, a pris le contrôle du marché.
Il faut dire que le travail de régulation des circuits d'approvisionnement et de distribution, associé à celui de la lutte, et de l'accompagnement de l'État, a engendré une situation de maîtrise inédite.
Cette dernière s'est traduite sur le terrain, à travers, l'éradication des tensions et du stress qui caractérisait les premiers jours du mois sacré. En réponse a cette situation, le ministre du Commerce intérieur et du Contrôle du marché national, Tayeb Zitouni, a ordonné l'ouverture d'enquêtes approfondies sur la hausse injustifiée des prix de la viande importée durant le mois de Ramadhan dans certains points de vente, qui ont dépassé le plafond légal fixé à une marge bénéficiaire ne dépassant pas 8% lors de la distribution au détail. Il, a dans ce sens, donné des instructions pour «intensifier le travail de surveillance à toutes les étapes de la distribution depuis l'importateur jusqu'au détaillant afin de protéger le pouvoir d'achat des citoyens».
Cela étant, i y a lieu de souligner, que les résultats des actions et des mesures prises pour lutter contre la recrudescence de ces pratiques, ont abouti à isoler ces dérives.
Autrement dit, l'intensification du travail des équipes de contrôle et de répression, permet aujourd'hui de repérer et d'identifier ces réseaux et leurs mouvements avec plus d'efficacité.
Les services de contrôle sont constamment sur le terrain et imposent aux spéculateurs une traque sans répit.
l'image de l'opération conjointe de surveillance et d'inspection,menée cette semaine au marché de gros de légumes et de fruits d'Al-Hattatba,, où plus de 26 quintaux de bananes ont été saisis, en raison de la violation de la non-inscription au registre du commerce comme entrée principale et de l'absence de toute facture.
Sur la même période les éléments de la Gendarmerie nationale ont mis au jour un abattoir clandestin, dans la capiltale, et saisi 115 quintaux de viande rouge et blanche impropre à la consommation humaine.
Il faut dire qu'en plus des pratiques de stockage illégale ou non déclaré des produits alimentaires, les tentatives de mettre sur le marché des produits périmés, telles que les viandes avariées, soulèvent, en plus de l'atteinte au pouvoir d'achat des citoyens, un réel problème de sécurité sanitaire. D'où l'importance du renforcement des actions de contrôle et de la présence des équipes de répression et de la fraude sur le terrain.