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Diplomatie, économie, sécurité et mémoire

Les bases de la «refondation»

Jean-Noël Barrot sera dimanche prochain à Alger pour entamer ce dialogue «franc et amical». La diplomatie active va prendre le dessus pour barrer la route à la haine de l’extrême droite française…

Fin de la grisaille entre Alger et Paris ? Tebboune et Macron ont choisi la voie de la sagesse, coupant l’herbe sous les pieds de l’extrême droite française. Le jour de l’Aïd el-Fitr, symbole de pardon et de réconciliation, le président français a appelé son homologue algérien pour lui présenter ses vœux. Un geste fort, marquant la volonté des deux chefs d’État d’enterrer la hache de guerre et d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays. Lors de cet échange, Tebboune et Macron ont eu un dialogue franc et direct sur les bases de la « refondation » de leur relation.
À lire le communiqué de la présidence de la République, les deux parties ont défini clairement les « épineux » dossiers qui doivent être traités pour « renouer le dialogue fructueux qu’ils avaient consacré avec la Déclaration d’Alger d’août 2022 ». Diplomatie, économie, sécurité, circulation des personnes et mémoire sont les piliers essentiels d’un retour à un « dialogue d’égal à égal entre deux partenaires majeurs en Europe et en Afrique ». Ainsi, les deux Présidents ont convenu de « travailler étroitement ensemble pour donner à cette relation une nouvelle ambition, dans un esprit d’amitié, en traitant tous les aspects bilatéraux avec efficacité et résultats ».Comme l’avait dit la semaine dernière le chef de l’État, il a délégué le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf , pour prendre en charge ce lourd dossier.

Un «dialogue d’égal à égal»
C’est ainsi que dès dimanche prochain, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrivera à Alger pour entamer ce dialogue « franc et amical ». « Afin de donner rapidement à la relation entre la France et l’Algérie l’ambition que les deux chefs d’État souhaitent lui conférer, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, se rendra à Alger le 6 avril à l’invitation de son homologue algérien Ahmed Attaf », a soutenu le Palais d’El Mouradia.
La diplomatie active va prendre le dessus pour barrer la route à la haine de l’extrême droite française. Les deux ministres vont discuter en se regardant droit dans les yeux pour mettre à plat, une bonne fois pour toutes, les conflits qui minent la relation entre les deux pays. « Cette visite permettra de détailler ce programme de travail ambitieux, d’en décliner les modalités opérationnelles et le calendrier de mise en œuvre. Il sera ainsi acté que l’ambition commune d’une relation ambitieuse, sereine et respectueuse des intérêts de chacun, débouchera sur des résultats concrets », est-il écrit.
Les deux Présidents insistent sur « la force des liens humains unissant l’Algérie et la France, les intérêts stratégiques et sécuritaires qu’ils partagent, ainsi que les défis communs en Europe, en Méditerranée et en Afrique, qui exigent une coopération renforcée ». Signe de cette volonté d’avancer, ils ont décidé de relancer immédiatement leur collaboration en matière de sécurité. « Les deux Présidents ont convenu de reprendre sans délai la coopération sécuritaire», confirme le communiqué. Ils rappellent, également, leur attachement aux principes de légalité internationale et aux valeurs portées par la Charte des Nations unies, qui serviront de cadre à ce dialogue.

La commission mixte d’historiens relancée
Un autre sujet crucial concerne l’apaisement des mémoires. La commission mixte d’historiens, créée à leur initiative, reprendra sans tarder ses travaux. « Tout en saluant l’œuvre déjà accomplie par cette commission, les deux Présidents réaffirment leur détermination à poursuivre et finaliser ce travail de mémoire, dans un esprit de réconciliation et de refondation de la relation », précise le communiqué. Cette commission se réunira prochainement en France et remettra ses conclusions aux deux chefs d’État avant l’été 2025. L’économie est également au cœur de cette « nouvelle page ».
L’objectif est d’établir un partenariat gagnant-gagnant. « Les deux Présidents soulignent l’importance de développer la coopération économique dans des secteurs d’avenir », indique le texte. Ils s’engagent à renforcer les échanges et les investissements en veillant au respect des intérêts mutuels. Un premier pas a déjà été franchi par la France, puisque « le président Macron a fait part à son homologue algérien de l’appui de la France à la révision de l’Accord d’association Union européenne – Algérie ». Après la levée de ces obstacles, les deux Présidents comptent officialiser cette réconciliation à travers une rencontre officielle de haut niveau. « Ils ont arrêté le principe d’une rencontre à venir », conclut le communiqué de la Présidence.
Un nouveau chapitre s’ouvre donc entre Alger et Paris, avec l’espoir que cette fois, il sera écrit sur la durée. À la France de respecter sa parole…

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