Coopération et investissement en Éthiopie
Sonatrach et Sonelgaz en éclaireurs
Les deux leviers de l’économie nationale ont cerné les perspectives de coopération entre les entreprises algériennes et éthiopiennes.

La visite officielle du ministre d'État, ministre de l'Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, en République fédérale démocratique d'Éthiopie a jeté les jalons d'une coopération prometteuse en Éthiopie, dans la lignée de la feuille de route fixée par le président de la République pour le secteur de l'énergie, l'électricité en l'occurrence. C'est dans cette perspective que le successeur d'Abdelmadjid Attar a pris son bâton de pèlerin flanqué, entre autres, des patrons de l'entreprise nationale pétro-gazière et de la Société nationale de l'électricité et du gaz, deux leviers incontestables de l'économie nationale qui se sont fait une place au soleil sur le plan continental et international. Une fois dans la capitale éthiopienne, les deux responsables sont entrés dans le vif du sujet. Le président-directeur général du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, et le P-DG de Sonelgaz, Mourad Adjal, se sont entretenus à Addis-Abeba avec le P-DG de la société Ethiopia Investment Holding (EIH), Brook Taye, sur les perspectives d'investissement, de coopération et de partenariat entre les entreprises algériennes et leurs homologues éthiopiennes, a indiqué un communiqué du département ministériel de Mohamed Arkab. La rencontre, qui s'est déroulée en présence de cadres du ministère et des deux entreprises nationales, a porté notamment dans les secteurs de l'énergie, des hydrocarbures et des industries pétrolières, gazières et des engrais. L'expertise algérienne en matière d'exploration, d'exploitation, de transport et de transformation des hydrocarbures, en sus de la production d'engrais a été mise en exergue à cette occasion. Qu'est-ce qu'ont proposé Rachid Hachichi et Mourad Adjal? Les responsables de Sonatrach et Sonelgaz ont affirmé la volonté de l'Algérie d'accompagner l'Éthiopie dans le développement des secteurs de l'énergie et des hydrocarbures, en application des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et des conclusions de sa dernière visite en Éthiopie, indiquent les services du ministère de l'Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables. «Vous trouverez en l'Algérie un pays frère, militant aux côtés de l'Afrique pour sa réussite», avait déclaré, le 14 février à Addis-Abeba le chef de l'État à l'ouverture des travaux du 34e Sommet des chefs d'État et de gouvernement du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (Maep) dont il est le président. L'Algérie joint l'acte à la parole. Mourad Adjal a, ainsi, exprimé la disposition de Sonelgaz à soutenir l'Éthiopie dans la production d'électricité à partir de sources diversifiées, conventionnelles et non conventionnelles, notamment l'énergie solaire photovoltaïque, évoquant la possibilité de fournir à l'Éthiopie des turbines à gaz et des centrales électriques mobiles pour les zones enclavées. Le patron de Sonelgaz a évoqué également la possibilité de transporter et de distribuer l'électricité à travers le renforcement des réseaux électriques et des transformateurs, en s'appuyant sur l'expérience algérienne et les équipements fabriqués localement. Le P-DG de la société Ethiopia Investment Holding (EIH), Brook Taye, a, de son côté, affiché la volonté de l'Éthiopie de renforcer les relations de coopération économique avec l'Algérie et d'élargir les opportunités de commerce et d'investissement commun, dans le cadre de l'intégration régionale africaine. Il a également souligné l'intérêt porté par son pays à tirer profit de l'expérience algérienne dans le développement de projets énergétiques et miniers, relevant que l'Éthiopie souhaite échanger les expériences et les expertises avec l'Algérie dans ces domaines stratégiques. Il faut rappeler que l'Algérie et l'Éthiopie ont convenu lors de la visite du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali, à Alger le 29 août 2022, d'élargir leur coopération économique à travers l'augmentation du volume d'échange des produits nationaux des deux pays, notamment dans les domaines de l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique, la formation et l'enseignement supérieur et la recherche scientifique.