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Fraude sur l’origine de la viande

Saisies massives à Alger

Les services de contrôle rassurent, néanmoins, et annoncent un renforcement des inspections tout au long du mois.

En ce mois sacré de Ramadhan, les services compétentes du ministère du Commerce veillent au grain et annihilent toute tentative de tromperie «sur la marchandise». Il ressort des dernières interventions des mêmes services que la fraude alimentaire intentionnelle a pour cible les viandes rouges. En effet, une faune de commerçants véreux trompe les clients sur l'origine de ces dernières. «Le boeuf et le mouton» sont naturellement vulnérables à des duperies immorales, criminelles et il arrive que des viandes importées soient impunément vendues comme locales, prévient-on. À Aïn Benian, une opération conjointe entre les agents de contrôle et les forces de l'ordre a permis de découvrir une fraude sur l'origine de la viande vendue sur le marché. 129 kg de viande bovine importée et 15 kg de viande ovine importée étaient commercialisés comme de la viande locale, induisant ainsi les consommateurs en erreur. Ces produits ont immédiatement été retirés du marché et redirigés vers un centre à vocation publique. Dans le même secteur, les autorités ont également procédé à la destruction de 144,2 kg de produits impropres à la consommation, incluant des merguez avariées, des têtes et des pieds de moutons congelés dans des conditions non conformes. Des mesures judiciaires ont immédiatement été engagées contre les contrevenants. À El Harrach, une affaire de distribution de viandes périmées a fait grand bruit. Le tribunal de cette ville a entamé, jeudi dernier, le procès de sept accusés, dont un gérant d'abattoir clandestin à El Kharrouba, une vétérinaire et plusieurs commerçants de viandes. Leur réseau était spécialisé dans la conservation illégale et la distribution de viandes périmées. Dans ce coup de filet, les autorités ont saisi 11,7 tonnes de viandes congelées avariées, dont des abats d'ovins et de bovins (coeurs, cervelles, têtes de moutons) stockés dans des conditions sanitaires désastreuses, a--t-on indiqué. 3,2 tonnes du total de la quantité saisie ont été redirigées vers ll'alimentation animale, tandis que 8,5 tonnes ont été détruites sur décision des services vétérinaires. Plus alarmant encore est la découverte de 700 carcasses de bovins congelés d'origine inconnue, entassées et sans aucune traçabilité. Les enquêteurs ont perquisitionné sept chambres froides illégales, où des viandes destinées à la consommation durant le Ramadhan étaient stockées sans respect des normes sanitaires. Les investigations ont révélé que certains accusés achetaient des abats frais, mais non congelés auprès d'abattoirs répartis sur tout le territoire, avant de les transporter illégalement à Alger, où ils étaient congelés et stockés dans des conditions insalubres, pour ensuite être revendus au plus fort de la demande durant le mois sacré. Les mis en cause sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment: nise en danger de la santé publique, violation des normes d'hygiène et de sécurité alimentaire, fraude sur la qualité des produits alimentaires et abus de fonction pour la vétérinaire impliquée. Ces opérations illustrent l'ampleur des fraudes alimentaires durant le Ramadan, une période où la demande explose et où certains commerçants peu scrupuleux cherchent à maximiser leurs profits au détriment de la santé des citoyens. Les services de contrôle rassurent, néanmoins, et annoncent un renforcement des inspections tout au long du mois, afin de sécuriser la chaîne de froid et lutter contre les pratiques illégales. Les consommateurs sont, quant à eux, appelés à redoubler de vigilance et à signaler toute anomalie aux autorités compétentes.

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