Quinze jours après le début du mois sacré
Loin des crises et des pénuries
Les raisons de cet optimisme sont nombreuses. Citons la nouvelle laiterie de Rouiba, inaugurée en février dernier.

Que retenir des quinze premiers jours de ce mois sacré de Ramadhan? À scruter les actes du gouvernement, et à l'issue de cette première quinzaine, il apparaît que bien des choses ont changé, et en bien. Ce constat rassurant est légitimé par l'action avisée de l'Exécutif, laquelle avait très tôt ciblé les fléaux qui empoisonnaient, systématiquement, la vie des Algériens durant ce mois sacré, à savoir la spéculation aveugle et son corollaire la pénurie. Point de crise durant ce Ramadhan 2025. Finies, en effet, les files d'attente et les bousculades pour le sachet de lait, alors que la commercialisation des viandes rouges importées est surveillée de près afin de garantir sa vente aux prix fixés par l'État. Le marché est tout simplement en état de grâce, nonobstant quelques couacs de démarrage, comme la flambée de la mercuriale observée récemment çà et là... Les raisons de cet optimisme sont nombreuses. Citons la nouvelle laiterie de Rouiba, inaugurée en février dernier. Sa production quotidienne est de 1 400 000 litres de lait, dont un million subventionné. «Ce gigantesque projet industriel relève de la stratégie de l'État visant à renforcer la sécurité alimentaire du pays. C'est un acquis majeur pour la filière lait», avait fait savoir à son propos le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Youcef Cherfa, qui a rappelé que ce projet a été réalisé en application de la décision du président de la République portant sur la nécessité de renforcer les structures de production de lait pour une meilleure maîtrise de la production et de la distribution, notamment dans les grandes villes. Le ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché, Tayeb Zitouni, a, pour sa part, très tôt investi le terrain afin de suivre de visu le jeu de l'offre et de la demande, tout en soulignant la nécessité de garantir la disponibilité et la qualité des produits, particulièrement dans les espaces commerciaux où est garantie la vente directe des diverses denrées, du producteur au consommateur, à des prix réduits. Ils sont 600 marchés à travers le pays à assurer la régulation et l'approvisionnement régulier durant ce Ramadhan. Et pour que ce mois béni tienne toutes ses promesses, la participation de tous était requise, avec la multiplication d'initiatives économiques solidaires. Ainsi, le Conseil du renouveau économique algérien (Crea) a lancé, et pour la deuxième année consécutive, l'opération réduction des prix des produits de large consommation, incluant plus de 880 produits. Cette action menée par les propriétaires d'entreprises économiques vient en écho à la démarche du département de Zitouni. Une riche animation commerciale et culturelle marque, par ailleurs, cette première quinzaine du mois sacré de Ramadhan. Iftars collectifs et soirées artistiques font florès. Ces iftars sont de véritables rites destinés à renforcer les liens sociaux. Restaurateurs privés, simples citoyens, Assemblées populaires communales... rassemblent les citoyens de toutes les franges sociales autour d'un même repas.
Dans une ambiance festive, des familles entières se réunissent autour d'un repas pour donner vie à ce moment fort de communion qu'est l'iftar et qui renvoie à la joie des cérémonies familiales et à la tradition ancestrale. Des animations artistiques embellissent enfin les soirées des jeûneurs.