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Ils manifesteront contre l’extrême droite le 22 mars

Les Français s’indignent!

Les attaques injustes répétées et incessantes qui ont ciblé l’Algérie ont vraisemblablement servi de détonateur à ce sursaut citoyen.

La France vit au rythme de campagnes racistes, xénophobes, de haine contre l'Algérie orchestrées par les nostalgiques de la période coloniale, l'extrême droite et certains membres du gouvernement Macron, dont son ministre de l'Intérieur Bruneau Retailleau.
Le premier flic de France est devenu à ce titre un symbole de ce comportement toxique. Des voix et non des moindres l'ont dénoncé: Dominique de Villepin, Ségolène Royal, Benjamin Stora...Sans que cela ne fasse baisser la tension. Alors que la France a d'autres chats à fouetter: une dette abyssale de plus de 3 300 milliards d'euros, notamment. Face à cette fascisation d'une partie de la classe politique française, à ses discours haineux qui ciblent l'étranger, l'Algérien en l'occurrence, plusieurs partis politiques, associations et syndicats ont décidé de passer à l'action. Ils ont appelé à des marches et rassemblements dans plusieurs villes françaises le 22 mars contre l'extrême droite, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.
Les attaques injustes répétées et incessantes qui ont ciblé l'Algérie ont vraisemblablement servi de détonateur à ce sursaut citoyen. En tout cas, la France insoumise (LFI) a appelé à des rassemblements pour ce jour-là «partout dans le pays contre le gouvernement (de François) Bayrou, l'extrême droite et ses idées». La France insoumise, incapable de trouver le soutien nécessaire du côté de l'Assemblée nationale, a décidé de se tourner vers la rue, après l'échec de ses multiples motions de censure. Nous croyons que la priorité aujourd'hui est à l'action», indique le mouvement, présidé par Jean-Luc Mélenchon dénonçant l'acoquinement du gouvernement de François Bayrou avec le Rassemblement national (RN). Faire attelage avec un parti qui nie les exactions les enfumades, la torture, le gazage subi par le peuple algérien durant la colonisation est en effet un signe qui ne trompe pas de la fascisation de l'Exécutif français. «Je pense que venir dire que la colonisation a été un drame pour l'Algérie, ça n'est pas vrai», avait affirmé Marine Le Pen présidente du groupe RN au Palais Bourbon, pasionaria de l'extrême droite française, porte-voix des nostalgiques de l'Algérie française, des racistes et des xénophobes.
La Confédération générale du travail (CGT) a également décidé de battre le pavé le même jour en solidarité avec les travailleurs étrangers et leurs familles. «Aujourd'hui, le temps n'est pas à commémorer, mais à se mobiliser, à refuser les discours et les pratiques racistes qui s'étendent sur tous les continents - mais aussi en France - et de défendre l'égalité des droits et la démocratie», a affirmé la CGT. «Le discours nationaliste visant à opposer les populations et les travailleurs en fonction de l'origine, de la couleur de peau, de la religion est une vieille recette de l'extrême droite. Les politiques du bouc émissaire, désignant les étrangers comme responsables des difficultés et des angoisses, ont toujours accompagné les périodes de crises et la montée des fascismes», souligne la Confédération. Une mobilisation qui s'étend à d'autres villes de France. C'est le cas de Morlaix, commune française de Bretagne, située dans le nord-est du département du Finistère. «Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à se rassembler contre l'extrême droite et ses idées samedi 22 mars», indiquent plusieurs partis politiques et associations de cette sous-préfecture dans un communiqué de presse. Les dernières manifestations contre l'extrême droite en France se sont déroulées du 9 juin au 5 juillet 2024 en réaction à la victoire du RN aux élections européennes, à la dissolution de l'Assemblée nationale et aux élections législatives anticipées convoquées par le président de la République Emmanuel Macron. Elles visent également à s'opposer aux médias d'extrême droite. Elles ont été organisées à l'appel de syndicats, d'ONG, de partis politiques et d'associations de gauche. Elles ont mobilisé dès le 10 juin plus de 3 000 personnes place de la République à Paris, 6 200 personnes à Toulouse, 2 800 personnes à Bordeaux, près de 3 000 à Lyon, 2 200 personnes à Marseille, des milliers à Nantes, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Saint-Étienne et Besançon. Un remake qui vraisemblablement se jouera le 22 mars...

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