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Tipaza

Le ramadhan comme à l’accoutumée

L’engagement des autorités, de la société civile et des citoyens a permis d’aborder le mois sacré dans la bienveillance et la solidarité.

Sous le signe de la sérénité et du calme qui ont marqué les premiers jours du mois sacré, le chef-lieu de la wilaya de Tipasa revit au rythme de l’ouverture des grands centres commerciaux. La première quinzaine fut marquée par une mercuriale clémente, une disponibilité sans faille des produits de large consommation et une stabilité des prix qui ne se mesure qu’à la grande mobilisation des autorités, rythmée par les actions de contrôle et de suivi de l’approvisionnement du marché, l’objectif étant de prévenir les pratiques spéculatives et les perturbations du marché. La réaction des citoyens est on ne peut plus claire, « il n’ y a pas eu de flambée des prix, ni pour cette année ni pour l’année dernière. Les produits de large consommation, tels que la viande, les légumes et les fruits demeurent abordables. Bien que quelques produits aient connu une légère hausse, tels que la pomme de terre qui est passée à 120 DA, ces derniers jours, mais dans l’ensemble, sauf pour la banane et le poisson, le marché reste équilibré», nous confie ce retraité. Le constat est plus que positif. Il n’y a pas eu de flambée de prix, ni de perturbation du marché. L’engagement des autorités, de la société civile et des citoyens a permis d’aborder le mois sacré dans la bienveillance et la solidarité.
À ce titre, il y a lieu de souligner que les associations pour «el iftar» ont marqué le mois de Ramadhan comme chaque année. L’organisation des restaurants de la Rahma, pour offrir des repas chauds aux passants et aux nécessiteux a été à la hauteur de la situation. «Nous avons l’habitude d’évaluer approximativement les besoins, et la cadence de l’influence et de l’engouement.

L’incontournable saignée des achats de l’Aid
Nous sommes fiers et contents de soutenir nos frères et d’offrir chaque jour des centaines de repas», nous affirme l’organisateur de l’un des restaurants de la ville, insistant sur l’apport des bienfaiteurs et de leur engagement avant le début du mois de Ramadhan. «Ils sont nombreux ceux qui veulent contribuer à la réussite de ces restaurants. Avant le début du mois sacré, ils se manifestent pour participer à la préparation des menus, l’approvisionnement en denrées et l’organisation et l’accueil des citoyens», nous confie-t-on. Cela étant, à partir du dixième jour, date d’ouverture des grandes surfaces, la ville est passée en mode grande consommation.
Que ce soit le centre commercial El Manar ou le grand bazar Dubai, pour ne citer que ceux-là, l’effervescence et l’engouement des citoyens s’est considérablement accru. L’abondance des produits et l’embarras du choix se sont imposés comme arguments incontournables des préparatifs pour la fête. Tipaza s’active au son des prix des articles et des produits pour l’Aïd El Fitr. Pour Saliha, mère de famille, «le timing est idéal pour faire les achats de l’Aïd, pour les enfants. Il y a une réelle abondance de produits, et des prix pour toutes les bourses. J’ai pu acheter une tenue pour ma fille pour 4 000 DA. Mais il est vrai que certains articles sont proposés à plus de 6000 DA». Tandis que d’autres parents ont préféré faire leurs emplettes avant le début du mois de Ramadhan, de crainte de voir les prix s’enflammer. «Je viens au centre commercial pour acheter de petits accessoires seulement. J’ai préféré acheter les vêtements de l’Aïd avant le début de Ramadhan. Cela m’a permis d’éviter l’habituelle flambée des prix de la dernière semaine», nous livre cette mère de famille. Cela étant, il demeure vrai que certains ménages restent tributaires de la disponibilité de leurs budgets. «Nous étions obligés d’attendre nos salaires pour programmer cette sortie. Nous allons essayer de combiner pour assurer une tenue à tous les enfants. Mais nous constatons que les prix commencent à grimper. Certaines tenues atteignent les 9 000 DA, ce qui n’est sûrement pas à notre portée», nous confie ce père de famille rencontré à la sortie du centre commercial.

Le retour progressif aux vieilles habitudes
Par ailleurs, dans cette ambiance aux effluves festives, les soirées ramadhanesques à Tipasa abordent leur dernière ligne droite sur le ton du retour aux vieilles habitudes. Les sorties des citoyens se font plus nombreuses. Après les deux premières semaines de jeûne, l’appel des soirées animées et des escapades en dehors de la ville se fait fortement sentir. «Après la prière des Tarawih, nous avons le choix entre les différentes grandes places de la ville ou le centre culturel du Chenoua. Il y a de l’animation et des programmes culturels pour grands et petits. Par ailleurs, l’autre fait marquant de ces derniers jours du mois sacré reste lié aux effets de la consommation. Les fameuses gargotes et barbecues improvisés prennent d’assaut les trottoirs de la ville. Les consommateurs sont au rendez-vous, en fin de soirée pour agrémenter leurs repas du s’hour de brochettes à toutes les saveurs. «C’est mon repas de s’hour, chaque jour je commande mon sandwich à l’avance», nous dit Sofiane, un jeune rencontré sur l’artère principale de la ville.

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