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Kif, cocaïne, psychotropes…

La guerre sournoise du Makhzen

L’heure est à l’urgence pour parer à ce fléau qui contribue à affaiblir les États.

Le projet de loi sur la prévention des drogues et des psychotropes était en tête de liste des dossiers à l'étude de la réunion du Conseil des ministres de dimanche dernier. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a, en fait, qualifié ce terrible fléau de guerre sournoise lancée contre la force vive de la nation, la jeunesse, à partir de ses frontières ouest et sud. Il a alors affirmé en substance: «L'Algérie fait face à une guerre non déclarée, dont l'arme est la drogue sous toutes ses formes, la ciblant à partir de ses frontières ouest et sud, menée par les forces du mal pour affaiblir des générations de jeunes et briser l'échelle des valeurs sociales algériennes que notre pays s'efforce de préserver et auxquelles il est profondément attaché». Tebboune a surtout commandé d'ériger une parade efficace contre cette guerre d'un autre genre, qualifiée de quatrième génération et qui vise, inéluctablement, à déstabiliser l'Algérie en s'attaquant à sa jeunesse. L'heure est à l'urgence pour parer à ce fléau qui contribue à affaiblir les États. Aussi, le président Tebboune a-t-il ordonné d'approfondir l'étude et le débat autour de la stratégie nationale et dudit projet de loi concernant la prévention contre les drogues et les substances psychotropes. «Le projet de loi et la stratégie nationale de prévention étant une affaire de sécurité nationale» est-il ainsi indiqué.
Le président Tebboune a, alors, appelé à l'adoption d'une approche globale de lutte contre ce phénomène, à commencer par des mécanismes de terrain pour endiguer le fléau à travers la sensibilisation, le suivi et le traitement, jusqu'à la dissuasion et l'application des sanctions les plus sévères contre les trafiquants et les consommateurs de drogues, notamment dures, «afin de protéger nos jeunes contre ce fléau étranger à la société.».
Rappelons que la drogue était également à l'ordre du jour de la réunion du gouvernement qui a immédiatement précédé à la réunion du Conseil des ministres. Il a été question de l'étude du projet de stratégie nationale multidimensionnelle de lutte contre les drogues et les substances psychotropes pour la période 2024-2029. Cette stratégie, élaborée sur instruction du président de la République, vise à lutter contre ce fléau, à prévenir sa propagation et à limiter ses conséquences graves sur les plans sécuritaire, économique, social et sanitaire. Assurément, et comme déjà mentionné dans nos précédentes livraisons, l'État entend résolument renforcer la réponse institutionnelle de lutte contre ce phénomène, notamment en raffermissant le cadre législatif en matière de répression des crimes liés aux drogues et aux stupéfiants. Parmi les mesures envisagées figurent un durcissement des sanctions et une adaptation des procédures judiciaires pour un meilleur suivi des infractions. Gageons que le plan en question nourrit la légitime ambition de réduire significativement l'offre, la demande et les conséquences de l'usage des drogues dans le pays. Il s'agit, d'une part, d'intervenir suffisamment en amont de manière prospective pour éviter la disponibilité des drogues illicites sur le marché et, d'autre part, d'optimiser l'application du cadre réglementaire en vue d'une meilleure maîtrise des drogues illicites en circulation afin d'en prémunir les jeunes qui y sont exposés. Notons en outre que l'approche de lutte anti-drogue voulue par le chef de l'État est multidimensionnelle et invoque la participation de tous les acteurs concernés. 

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