L’édition du journal 10 minutes lui est consacrée
L’ultime hommage à Si Mahieddine
Au fil des passages sont révélées les différentes facettes de la riche et forte personnalité de feu Mahieddine Allouache.

De bout en bout, page après page, la dernière livraison du journal
10 Minutes rend un hommage poignant à feu Mehieddine Allouache, disparu le 10 mars dernier.
«L'adieu au père, à des frères de vie», titre en Une cette édition, qui dresse le portrait de l'homme au regard empli de rêves et d'espoir; ceux-là même qu'il nourrissait pour l'Algérie, un pays qu'il a décidé de servir dès le déclenchement de la révolution, en compagnie de ses frères d'armes. En double page centrale sont recueillis les témoignages d'Usmistes. «Mahieddine Allouache n'était pas qu'un passionné de football. Il avait consacré sa jeunesse à la patrie et toute sa vie à son grand amour: l'Usma. Avec dévouement et fidélité, il a porté ce club dans son coeur, lui consacrant son énergie, son temps et son âme», témoigne Youcef Yahia.
Au fil des passages sont révélées les différentes facettes de la riche et forte personnalité du défunt Mahieddine Allouache. Est notamment relatée sa passion pour le journalisme. «L'Algérie vient de perdre un moudjahid, un grand homme humble et patriote, un révolutionnaire qui a aussi été un pilier du journal historique
El Moudjahid...De l'ALN l'ANP, un père exigeant mais solidaire, il a également légué cet amour de la presse à notre confrère Amine...», note, en effet, Nordine Mzala. Cette vocation de journaliste est également relatée par la compagne du défunt. Dans un émouvant article intitulé: «Ma vie en quelques traits avec Si Mahieddine», elle rappelle qu'en Suisse il contribua à faire connaître la cause algérienne par son travail journalistique à La Tribune de Genève. «Il fut l'un des acteurs de coordination de la mission des journalistes lors des accords d'Évian»; et de poursuivre: «Jean-Pierre El Kabbach lui proposa, avec un ami, feu Hocine Djebrane, d'intégrer Radio Luxembourg où il fit la connaissance d'Yves Courrière, auteur plus tard des quatre tomes de la Guerre d'Algérie, avec l'aide et la collaboration de Si Mahieddine»; et d'ajouter plus loin: «Il était visionnaire, intégra les grandes rédactions, dont celle d'El Moudjahid, il portait le souci du développement de la jeunesse en cours». Est ainsi dépeint, avec une grande sensibilité et sincérité, le portrait du défunt Mahieddine Allouache qui, «en 1963, s'investit dans la réunification de son club de coeur, l'Usma qu'il a toujours chéri, aidé à reprendre sa place parmi les plus grands clubs de football, il en fut à maintes reprises le vice-président et le président d'honneur».