Bouira
L’industrie pharmaceutique en essor
Plus de 129 000 équipements médicaux ont été produits cette année à l’échelle du pays.

Au terme d'une visite qui l'a porté de la zone industrielle de Sidi Khaled, où il a inspecté deux unités de production pharmaceutique, à Lakhdaria, où il en a visité deux autres, le ministre de l'Industrie, a déclaré ce mardi, que l'industrie pharmaceutique a fait un bond spectaculaire qui ouvre devant ses produits de larges perspectives, pour, d'une part, réduire l'importation, et, d'autre part, favoriser l'exportation vers d'autres pays. Très satisfait de sa tournée et de la politique mise en oeuvre qui vise à faire de ce secteur le fleuron de l'économie nationale par l'investissement, il a fait savoir que son département a produit pour l'année en cours 129 000 équipements médicaux, soulignant par-là même les efforts de l'État pour faire face aux défis lancés dans le secteur de la santé.
À l'hôtel Nassim, où, dans la matinée, il a été accueilli par le wali Abdelkrim Lamouri, il s'est fait présenter la situation qui prévaut à la zone industrielle d'Oued El Berdi et Sidi Khaled, ainsi que la zone industrielle de Dirah. Concernant la superficie totale des deux zones, le ministre a appris que celle-ci s'étend sur 6 664 ha. Celle des 16 zones d'activités est estimée à 200,22 ha générant 636 emplois contre 3 829 emplois pour les deux zones industrielles. Le nombre de lots de terrain non encore attribués est de 23, celui des projets à l'arrêt de 14.
Le réseau routier déroule ses rubans noirs sur une longueur de 445,130 km de route nationale, 704 km de chemins de wilaya et 4 472 de chemins communaux. Toutes ces connaissances préalables sont indispensables pour montrer la bonne santé de l'économie locale. Comme cette fois, la visite de ce responsable se place résolument sous le signe de l'industrie pharmaceutique, le focus s'est concentré sur les quatre unités de production pharmaceutique, Magapharm et Rosapharm, à Sidi Khaled, et le labo Diapharm et Cpcm Pharma, à Lakhdaria.
L'unité Magapharm, par laquelle commence la visite, produit 15 médicaments, avec, à la clé, 34 millions de boîtes par an et emploie 950 personnes. Un peu plus loin, c'est Rosapharm qui fait travailler 131 personnes et qui produit 20 millions de boîtes par an avec l'ambition d'exporter vers l'Afrique et les pays de l'Est.
Le ministre qui a déjà eu un aperçu sur le secteur de l'industrie grâce à un documentaire, dira en parlant de cette zone et en étant sur place, qu'elle est «exceptionnelle»
À Lakhdaria, la visite s'est prolongée au niveau du laboratoire Diagnopharm, qui s'est longtemps, spécialisé dans l'importation des réactifs avant de se lancer, dès 2018, dans la fabrication de ces produits, et qui emploie aujourd'hui 131 personnes, dont 80% de CDI. Un clash avec la presse a vu la présentation faite par ce labo sur ses activités boycottée par l'ensemble des journalistes présents à cette visite. La conférence de presse qui était prévue dans ces locaux a été reportée à la dernière étape de cette visite, en raison de ce boycott.
Le laboratoire Cpsm est juste situé derrière, dans une rue parallèle. Ce labo qui, aux heures sombres de la pandémie produisait de la chloroquine, un produit censé combattre le virus du Covid-19, fabrique aussi d'autres médicaments et des compléments alimentaires. La production annuelle est estimée à 29 millions de boîtes. Le personnel est composé de 86 employés.
Le ministre a eu droit à un aperçu sur cette production avant de visiter le laboratoire aux vastes dimensions.
Le choix du ministre de limiter sa visite aux quatre unités de production pharmaceutique existantes s'expliquent de deux façons: réduire le volume des produits pharmaceutiques importés et promouvoir l'investissement dans ce segment sensible de notre économie. Ali Douidi