Sénatoriales
Benmbarek explique le recul du FLN
Il l’a mis notamment sur le compte de l’héritage politique laissé par la précédente direction nationale du parti.

Lors d'une conférence de presse animée au siège du parti, le secrétaire général du FLN, Abdelkrim Benmbarek, est revenu sur les résultats obtenus par son parti aux élections sénatoriales, tenues le 9 mars dernier. L'orateur a notamment tenté de justifier le recul du parti, qui a perdu des sièges par rapport aux élections de renouvellement de 2022, bien qu'il soit resté en première position, en obtenant 19 sièges sur 58 qui étaient pourvus au total. À titre de rappel, le parti, dont 32 de ses sénateurs sont concernés par le renouvellement, n'a pu récupérer, enfin de compte, que 19 sièges. Concernant les dix nouvelles wilayas créées en 2019, dont les membres du Conseil sortants devaient être désignés par tirage au sort organisé par le Conseil de la nation, le vieux parti a pu, néanmoins, récupérer les sièges d'In Salah, de Djanet et d'In Guezzam tandis qu'il a perdu le siège d'Ouled Djellal. Dans ce contexte, l'orateur a mis ce recul sur le compte de l'héritage politique laissé par la précédente direction nationale du parti. Il a rappelé dans ce sillage que «le FLN n'avait pas participé aux élections locales de 2021 au niveau de plus de 300 communes». À cela s'ajoute le fait que le parti n'avait obtenu aucun siège de député dans 19 wilayas à l'issue des législatives du 12 juin 2021.
Le parti, a-t-il soutenu, «a participé dans 54 wilayas pour ne pas contrarier les ambitions de certains élus qui se sont portés candidats dans des wilayas où le parti ne disposait pas d'un nombre confortable d'élus locaux». Il a également soutenu que «dans certaines wilayas, des élus n'ont pas respecté leur engagement». Toutefois, il a fait savoir que son intronisation à la tête du parti en novembre 2023 «a encouragé d'anciens militants du parti, élus en 2021 sur des listes indépendantes, de rejoindre le parti, ce qui a permis d'augmenter le nombre des élus». Malgré ce recul, Benmbarek a qualifié ces résultats de «positifs», qu'il a attribués notamment à la mobilisation des cadres et élus durant ce renouvellement partiel, ainsi qu'au programme en la matière, ficelé par les membres du bureau politique et les présidents des comités transitoires des mouhafadhate du parti. Il a rappelé, dans ce sens, «les primaires organisées pour départager le prétendants, exception faite dans deux à trois wilayas où, par manque de temps, le parti était contraint de désigner un candidat qu'il juge réunissant le consensus». Par ailleurs, le SG de l'ex-parti unique a souligné «la nécessité de continuer à renforcer le front intérieur et à faire face aux défis auxquels est confrontée l'Algérie en raison de son attachement à ses principes immuables, notamment son soutien aux causes justes, en tête desquelles les questions palestinienne et sahraouie». Sur le plan diplomatique, il a déclaré que son parti «soutient pleinement les positions diplomatiques officielles», qui, di-t-il, «reflètent sa fermeté dans la protection des droits et des intérêts de ses citoyens, où qu'ils se trouvent, à l'intérieur du pays ou à l'extérieur, et son refus de tout dépassement portant atteinte à leur dignité». Il a aussi fustigé «certaines parties en France, notamment l'extrême droite, qui continuent à considérer l'Algérie comme un des départements français», indiquant que la souveraineté nationale «est une ligne rouge». Tout en soulignant que «les appels de certaines parties en France, notamment l'extrême droite, à dénoncer l'accord de 1968 interviennent dans un contexte de calculs internes, à travers lesquels l'extrême droite française tend à exploiter le dossier de l'immigration à des fins électoralistes», il a salué la réponse du ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines à la partie française. Une réponse qui illustre clairement, soutient-il, «l'attachement de l'Algérie à défendre la dignité de ses citoyens, conformément aux lois internationales et son rejet catégorique de toute forme de pression». Et d'ajouter: «Cette position diplomatique ferme renforce l'image et le statut de l'Algérie en tant qu'ÉEtat responsable, respectueux des lois et des accords internationaux qui régissent les relations entre les nations.»