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Alger et Paris renouent le dialogue

L’espoir d’une coopération renforcée

La réconciliation entre l’Algérie et la France semble désormais sur les rails…

La crise diplomatique qui a terni les relations entre Alger et Paris au cours des huit derniers mois semble enfin se dissiper. Cette évolution apparaît clairement après la reprise du dialogue, initiée par les Présidents algérien et français, lundi dernier. Un signal fort d’une volonté commune de rétablir les échanges et de relancer la coopération entre les deux pays. Du côté français, tous les efforts semblent être concentrés sur la réconciliation avec l’Algérie et la mise en place de nouvelles bases pour la coopération bilatérale. En témoignent les initiatives entreprises au lendemain de l’appel téléphonique entre le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue français, Emmanuel Macron. Cet échange a permis de rouvrir les espaces de dialogue entre les deux capitales. Très rapidement après cet appel, Emmanuel Macron a réuni ses ministres les plus directement concernés par les relations avec l’Algérie : Gérald Darmanin, ministre de la Justice, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, Eric Lombard, ministre de l’Économie, ainsi que Rachida Dati, ministre de la Culture, et Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur.
Le président français a annoncé, toujours à la suite de cet entretien, que le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, serait envoyé à Alger dès le 6 avril. Cette visite, selon le communiqué conjoint publié lundi soir, vise à « donner un nouvel élan » aux relations bilatérales après plusieurs mois de tensions. Jean-Noël Barrot se rendra donc à Alger dès demain, marquant une étape importante dans le processus de réconciliation. Il est intéressant de noter qu’au plus fort de cette crise diplomatique, le ministre français avait exprimé à plusieurs reprises son désir de se rendre à Alger pour discuter avec les autorités algériennes et clarifier les malentendus. Le ministre français des Affaires étrangères, qui a adopté tout au long de la crise un ton mesuré et diplomatique, s’est également entretenu, jeudi dernier, par téléphone avec son homologue algérien, Mohamed Attaf. L’objectif de cet échange était de préparer les sujets qui seront abordés lors de la visite de Jean-Noël Barrot. Il est clair que cette reprise des échanges entre les ministres des deux pays témoigne d’un désir de rétablir des relations sereines et constructives. La visite de Jean-Noël Barrot sera suivie, dans les jours suivants, par celle de Gérald Darmanin, le ministre français de la Justice. Ce dernier aura pour mission de discuter de la coopération judiciaire entre les deux pays, un domaine crucial pour rétablir la confiance mutuelle. Il est fort probable que ce déplacement sera également l’occasion de revenir sur des questions délicates, notamment celles relatives à l’immigration, un sujet qui a profondément entaché les relations bilatérales ces derniers mois.L’immigration est en effet l’un des dossiers les plus épineux entre Paris et Alger. Gérald Darmanin, qui connaît bien ce dossier, aura ainsi pour tâche de traiter ce « sujet sensible » avec ses homologues algériens, une mission qui pourrait s’avérer complexe, mais cruciale pour l’avenir des relations entre les deux pays. Il est à noter que ce dossier a été précédemment abordé par Gérald Darmanin lorsqu’il occupait encore la fonction de ministre de l’Intérieur. Il semble que ce soit lui, et non Bruno Retailleau, le ministre actuel de l’Intérieur, qui possède une expertise plus approfondie sur la question et qui bénéficie d’une crédibilité accrue pour aborder ce sujet avec les autorités algériennes. La feuille de route tracée par les présidents Tebboune et Macron pour rétablir la coopération bilatérale constitue un véritable désaveu pour Bruno Retailleau et ses positions. En effet, le ministre de l’Intérieur, qui prônait une approche plus ferme, voire un « bras de fer » avec Alger, se trouve désormais, mis à l’écart dans ce nouveau cadre de relance des relations. Sa gestion de la crise, qualifiée de «irréfléchie» et de « hasardeuse », a largement contribué à l’aggravation des tensions entre les deux pays. La réconciliation entre l’Algérie et la France semble désormais sur les rails, mais elle nécessite des efforts constants et une gestion minutieuse des dossiers sensibles. Si la coopération judiciaire et l’immigration constituent des défis majeurs, les discussions engagées entre les ministres des deux pays montrent qu’il existe une volonté de tourner la page et d’aller de l’avant. Toutefois, le chemin reste semé d’embûches, et la manière dont chaque partie gérera les sujets complexes de fond déterminera la réussite de cette réconciliation.

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