{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Les mouloudiate par Ahmed Grig Ahcène

Le manuscrit retrouvé

Selon le docteur Grig, il est question d’aller plus loin dans la recherche pour mieux appréhender le diwan El Djed.

Le chercheur Ahmed Grig Ahcène a présenté, à la librairie Anep, un valeureux ouvrage condensant les textes des chants religieux (M'dih) propres à la ville d'Alger. Fruit d'un long travail de recherche mené en collaboration avec Mohamed Réda Bastandji, ce recueil rassemble des pièces rares du répertoire célébrant la naissance du prophète Mohammed (Qsssl), les Mouloudiate tels que réunis et choisis par Cheïkh Mamad Bastandji El Djazaïri ( 1885-1949), véritable manuscrit retrouvé qui restitue la musique religieuse vocale qui rythmait les cérémonies en des occasions importantes comme la fin du Ramadhan ou le Mawlid Ennabaoui... Contrairement à la nouba andalouse, ce genre musical et poétique algérien, emblématique de la cité algéroise de l'époque (Hadr et Hafs...) a été victime d'un oubli ravageur, note le docteur Grig qui rappelle que les chants religieux et autres récitations et psalmodies rythmées ou encore l' adhan (appel à la prière) ont ce pouvoir de restituer fidèlement les couleurs musicales et l'identité sonore des lieux. Dans son exposé abrité par la librairie Anep, à l'avenue Pasteur, le docteur Grig a appuyé ses propos, et ce à des fins didactiques, par une projection vidéo rendant compte du talent des chouyoukhs passés maîtres dans l'art de la déclamation religieuse et de l'adhan, comme MahieddineBachtarzi, Sid Ahmed Serri et Bakir Bach Qassad, l'assistance a eu même droit à une prestation, in situ, de Hamdi Khaled Khoudja qui était présent à cette conférence et qui excella avec un adhan en mode zidane, preuve que «la tradition n'est pas finie».
Selon le dovteur Grig, il est question d'aller plus loin dans la recherche pour mieux appréhender le diwan El Djed qui est resté totalement oublié. Ce premier recueil regroupe 31 textes sur un total de 65 manuscrits, signale le docteur Grig qui suggère ainsi que ce travail est encore appelé à s'enrichir.
Notons que ce dernier adopte une démarche de puriste dans l'approche de ce pan important de l'identité, sociale et cultuelle nationale. La qacida religieuse emprunte en grande partie les mélodies et les tempéraments,voire modes «Toboû3» de la nouba andalouse. Elle constitue l'essentiel du répertoire religieux que l'on retrouvait chaque année à l'occasion de la fête du Mawlid Ennabaoui.
Parmi les pionniers qui ont assuré la transmission de cet art musulman citons Cheïkh Bakir, Ahmed Bougandoura, Mamad Bastandji, alors que le maître de la chanson chaâbie El Hadj M'hamed El Anka a magistralement chanté ce type de qçayed, avec un précieux apport en métrique.
«Les cérémonies de chant débutaient le premier jour au mausolée de Sidi Abderrahmanne Al Thaâlibi, à Alger. Elles se déplaçaient à travers les autres mosquées d'Alger (Sidi Mansour, Sidi M'hamed Cheriff, mosquée Safir, Grande Mosquée...) tout au long du mawssim (Rabi3 Al awal) pendant quatre semaines.
La clôture se passait à  Sidi M'hamed, à Belcourt, dans une mémorable ambiance de fête (...) La veille du Mawlid donnait lieu à un couscous et à des Madaïh pour ouvrir les cérémonies. On servait la sharbate -sirop au pain de sucre parfumé à la fleur d'oranger- pour les qaçadine -chanteurs- dans les mosquées», décrit-on sur la page Alger, à une certaine époque.
La tradition continue.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours