Infrastructures de base
Rakhroukh déroule les acquis du pays
Un plan d’action prometteur est nécessaire pour relever les défis futurs et répondre aux attentes des citoyens.

Résultats d’une stratégie de développement mise en place depuis des décennies, le domaine des infrastructures a connu, ces dernières années, une phase d’accélération et de valorisation plus qu’importante. Sous les nouvelles directions et orientations, les grandes réalisations dans ce domaine prennent une valeur inédite en matière de capitalisation.
C’est dans cette optique que le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rakhroukh a affirmé, jeudi à Alger, lors de son audition par la commission de l’habitat, d’équipement, de l’hydraulique et de l’aménagement urbain de l’APN sur la stratégie, les programmes et les réalisations du secteur, que « les efforts consentis dans les infrastructures avaient permis au pays de réaliser une percée, mettant l’accent sur l’impératif d’adopter un plan d’action prometteur pour relever les défis futurs et répondre aux attentes des citoyens en matière de facilitation de la circulation des personnes et des marchandises ».
Associées aux différents programmes de développement relancés à travers les actions de réformes, les infrastructures existantes et celles en cours de finalisation, se rejoignent dans l’impératif de relever les nouveaux challenges et de saisir les opportunités immanquables de la conjoncture actuelle.
Autrement dit, sur les bases acquises à travers les multiples programmes initiés par le passé, la concrétisation des mégaprojets permet, aujourd’hui, d’opérer une réelle accélération, visant à conférer à l’Algérie les capacités de se repositionner sur l’échiquier économique régional et international.
La relance de l’appareil industriel, le renforcement du déploiement sur les pays africains, l’assainissement profond de l’administration et la dynamique engendrée par une nouvelle législation dédiée essentiellement à l’investissement demeurent des indicateurs indiscutables.
À cela s’ajoute l’importance d’associer ces programmes de développement des infrastructures, à celle de l’adhésion des programmes de développement régionaux. D’où la valeur des réalisations des infrastructures en cours tel que celui du grand port centre d’El Hamdania, la route transsaharienne, et les différents grands projets relancées dans le domaine des mines, de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie. Des facteurs qui renseignent sur une réelle détermination de faire des partenariats signés ces dernières années, de réels leviers économiques, aux répercussions hautement positives en matière de développement durable. À ce titre, il va sans dire que de telles avancées ont nécessité des moyens colossaux. Dans ce sens, le ministre est revenu sur la situation financière du secteur, indiquant que « la valeur globale du programme d’investissement en cours jusqu’à mars 2023 dans divers domaines du secteur s’élève à plus de 2951 milliards de DA dont près de 154 milliards de DA ont été enregistrés dans le cadre de la loi de finances 2023 ».
Dans le détail, le ministre a précisé que «la plus grande part de cette valeur revient au domaine des voies ferroviaires avec 1585 milliards de DA, suivi des routes avec 1140 milliards de DA, l’infrastructure maritime avec 194 milliards de DA et l’infrastructure aéroportuaire près de 31 milliards de DA.
Auxquels s’ajoutent 18 projets relatifs à la réhabilitation de nouvelle routes et axes, relevant que 10 projets ont été lancés dédiés au désengorgement de la circulation à Alger».