L’Aïd dans un service pédiatrique
Du rire et des cadeaux….
Gaïd, 9 mois exhibait, face aux objectifs des appareils, une voiture de type 4/4, Ayad, 3 ans, un ours en peluche, Oumaya, 5 ans, une poupée…

L’hôpital Mohamed-Boudiaf ouvrait, ce jeudi, ses portes pour recevoir la visite d’une vingtaine d’éléments du Croissant- Rouge algérien qui se présentaient dans le cadre d‘une action de solidarité avec les enfants malades admis dans cet établissement. Le but était de faire entrer un rayon de soleil dans ces petites vies que la maladie avait assombrie. Les deux clowns qui accompagnaient cette délégation venue les bras chargés de cadeaux étaient de la fête. Déjà, dans la cour, ils avaient donné un petit aperçu de leur talent sous l’œil des caméras et des portables. Et c’était très réussi.
La distribution des cadeaux avait été organisée dans une petite salle de la pédiatrie, au-rez-de-chaussée, à l’autre bout du couloir. On y avait déroulé un tapis et on avait fait venir les petits malades et leurs mamans, qui les tenaient par la main ou-pour les trop jeunes-les portaient dans leurs bras. Bientôt l’espace manqua. On en a ménagea quand même assez pour que ceux qui avaient reçu leur cadeaux puissent se faire photographier et filmer avec. Ce n’étaient plus les mamans qui les serraient dans leurs bras ou les tenaient par la main, à ce moment-là, c’étaient les jeunes volontaires du Croissant-Rouge. Ils les appelaient par leurs prénoms, leur disaient des choses rôles qui les faisaient éclater de rire. Les clowns faisaient les pitres, riaient de leurs pitreries et, en riant, faisaient rire tout le monde. Les plus jeunes avaient eu des voitures, des poupées, d’autres, plus âgés, des trains ou des ours en peluche. «C’est l’Aîd, c’est la fête », hurlaient les deux comédiens, le visage grimé et le costume bariolé, comme s’ils eussent hurlé une chanson devant un micro, et, la joie étant de nature communicative, cela faisait hurler de joie les enfants. Gaïd, 9 mois exhibait, face aux objectifs des appareils, une voiture de type 4/4, Ayad, 3 ans, un ours en peluche, Oumaya, 5 ans, une poupée. (Cette dernière, présentait un cas d’épilepsie) . Mahdi, 7 ans, a reçu un train (sa toux s’espaçant, laissant entrevoir sa sortie prochaine), Malaka, 15 ans (inflammation du bassin, en 2e année secondaire), a eu un gros ours en peluche. Une dernière photo ensemble, et on passait dans la salle voisine. Sidrata, 13 mois (inflammation de la bouche, qui sortira dans une semaine), a un lapin blanc et de menus jouets aux formes géométriques multicolores. Mohamed-Siras ( hospitalisé pour des aphtes, en 5e année du primaire) est tout fier de son ours en peluche.
Cette ambiance de fête qui a rappelé aux plus grands que l’année précédente, elle avait lieu à la maison et en famille, avait rendu le sourire et l’espoir à tous. Un peu plus tôt dans la vaste cour de l’hôpital, le président du bureau du Croissant-Rouge algérien de la wilaya a martelé devant la presse que le devoir de volontariat et de solidarité incombe à chacun et de façon continue, ici, ou ailleurs selon les occasions et les circonstances. Évoquant ce que furent ces activités pendant tout le mois sacré, il cita entre autres les restaurants Errahma ouverts, notamment au bureau d’Aïn Bessem, et surtout les séries de baptêmes organisées à travers certaines communes au profit de 450 enfants de la wilaya. Satisfait de l’accueil réservé à son équipe, il a promis d’autres actions de solidarité à l’hôpital Mohamed-Boudiaf, mais aussi dans d‘autres établissements, la lutte contre les maladies et la précarité sociale étant un combat sans fin.
Le Croissant-Rouge algérien, par le biais de son responsable à Bouira, Hmida Hachimi a fait, ensuite, un crochet par l’établissement des enfants assistés, où il a créé du bonheur chez une dizaine de handicapés, dont nombre sont des psychomoteurs. Installés au jardin, dans leurs fauteuils, pour les plus atteints, pour les moins affectés au physique dans des fauteuils en plastique autour d’une grande table recouverte d‘une nappe blanche, ils avaient crié et chanté avant de recevoir, qui une grosse voiture, qui un gros nounours. Le ciel d’une clémence épatante dispensait sa lumière et sa chaleur qui rehaussaient cette journée d’un éclat éblouissant-la quatrième- de cette fête.