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Le couteau sous la gorge

Responsable numéro un de la tournure inédite qu'a prise la crise algéro-française, le premier flic de France vient de recevoir une réponse cinglante de la part de la diplomatie algérienne. Sa liste d'une soixantaine de personnes qu'il a qualifiées de dangereuses, frappées d'OQTF (obligation de quitter le territoire français), a reçu une fin de non-recevoir. L'Algérie ne leur ouvrira pas ses portes. Bruneau Retailleau menace de franchir un nouveau palier dans l'escalade qu'il a lui-même sciemment provoquée. Ce qui envenimerait encore davantage les relations entre les deux pays déjà réduites en peau de chagrin. Le patron de la place Beauvau n'en a cure. Il a mis en route un logiciel tout tracé: prendre les rênes de son parti en vue de l'élection présidentielle de 2027. Dans l'espoir d'atteindre ces deux objectifs, il a fait de l'Algérie une cible privilégiée. Un fonds de commerce. N'hésitant pas à faire des annonces pour caresser dans le sens du poil les racistes de tout poil, les nostalgiques de l'Algérie française, en développant un discours haineux envers les immigrés, les Algériens en particulier. Les désignant comme responsables de tous les maux que traverse l'Hexagone. Des thèmes porteurs pour siphonner les voix d'une extrême droite qui croit avoir le vent en poupe et dont le ministre de l'Intérieur français a épousé l'idéologie fasciste. Des voix dissonantes au sein du gouvernement dont il fait partie ont retenti pour se démarquer de la démarche aventurière du premier flic de France, le lendemain de la signification par l'Algérie de ne pas se plier à ses desiderata. C'est le cas du patron de l'Exécutif français qui ne s'est pas exprimé publiquement sur la réponse de l'Algérie. François Bayrou a en effet évoqué, hier, le sujet au cours d'un petit-déjeuner avec des élus du Socle commun (les partis qui soutiennent le gouvernement). «Le Premier ministre appelle au respect du temps diplomatique», a assuré un élu qui a pris part au petit-déjeuner. Une logique dans laquelle s'inscrit le président Emmanuel Macron qui prône la désescalade plutôt que le bras de fer désespéré que veut imposer Bruneau Retailleau à l'Algérie. Le locataire de l'Élysée a sèchement recadré son ministre «égaré» lui signifiant que «l'accord de 1968, c'est le président de la République». Des déclarations qui n'empruntent pas le chemin miné par le ministre français de l'Intérieur. Bruno Retailleau qui a menacé de démissionner si Paris cédait face à l'Algérie a vraisemblablement le couteau sous la gorge... 

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