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Energie

«La production de gaz doublera d’ici 2030»

Ce qui réaffirme son statut de fournisseur fiable pour le marché européen notamment, a souligné Abdelmadjid Tebboune.

La question de l'énergie: hydrogène vert, uranium, gaz... s'est invitée à l'entrevue périodique accordée par le président de la République aux médias nationaux, diffusée, samedi soir, sur les chaînes de télévision et de radio nationales. C'était pratiquement inévitable tant la transition énergétique, les énergies renouvelables, l'hydrogène vert... sont des filières érigées en priorité. Un projet tentaculaire, «révolutionnaire». Il s'étend de la généralisation, au titre de la lutte contre le gaspillage, de l'éclairage performant dans le secteur du bâtiment, à un partenariat stratégique avec des partenaires étrangers pour la mise en oeuvre d'un Plan national de l'hydrogène vert, notamment. Concernant cette ressource qui fait de l'Algérie un pays leader en la matière, le chef de l'État a indiqué que des efforts sont en cours en vue de réaliser un «troisième gazoduc entre l'Algérie et l'Italie vers l'Allemagne pour exporter l'hydrogène et l'électricité conventionnelle et non conventionnelle». À ce titre, il faut rappeler que le partenariat algéro-allemand est en plein «boom». Les deux parties se sont rencontrées, le 13 mars, pour procéder à une évaluation de leur coopération bilatérale et de projets conjoints, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, du développement de l'hydrogène et de l'efficacité énergétique. Elles s'étaient félicitées du progrès réalisé en matière de projets communs, à leur tête le projet TaqatHy qui vise à renforcer les compétences techniques via la chaîne de la valeur complète des énergies renouvelables et de l'hydrogène et le projet SoutH2 Corridor qui représente un pas important vers la consécration de l'Algérie en tant que principal fournisseur de l'hydrogène propre vers l'Europe. Il faut souligner que le projet SoutH2 Corridor constitue une «vraie dorsale» de transport de l'hydrogène de l'Algérie vers l'Allemagne, via la Tunisie, l'Italie et l'Autriche, visant à fournir un hydrogène renouvelable en utilisant les gazoducs existants. Un projet visant à relier l'Algérie à l'Europe via l'Italie, l'Allemagne et l'Autriche, en vue d'exporter cette ressource à l'avenir vers le Vieux-Continent. Le Premier magistrat du pays a également souligné l'importance de diversifier la production nationale d'hydrocarbures. À ce propos, il a rappelé la profondeur et la qualité des relations historiques entre l'Algérie et l'Italie, lesquelles se démarquent par leur «efficacité». Abdelmadjid Tebboune a, à cet égard, salué les investissements italiens en Algérie et l'ouverture prochaine du siège de la Fondation Enrico-Mattei, ami de la Révolution algérienne, en Algérie. Il faut souligner que l'Italie est l'un des rares pays à ne pas avoir déserté l'Algérie lorsqu'elle faisait face à la barbarie terroriste, durant la décennie noire. Leurs relations, qui sont un long fleuve tranquille, sont incarnées par le fondateur et ancien président de l'ENI, Enrico Mattei (29 avril 1906-27 octobre 1962), qui a soutenu la Révolution algérienne, les négociations d'Évian et contribué à la formation de cadres algériens du secteur pétrolier après l'indépendance. Ces liens exceptionnels ont scellé une coopération de premier ordre entre la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach, et le groupe énergétique italien ENI. Une relation qualifiée d'historique qui lie le groupe pétro-gazier national à l'un de ses clients privilégiés, acteur majeur, de surcroît, sur la scène énergétique mondiale. Inévitablement, le premier magistrat du pays a évoqué la place de l'Algérie sur l'échiquier énergétique international. À ce sujet, Abdelmadjid Tebboune a affirmé l'ambition de l'Algérie de «doubler sa production de gaz naturel dans les cinq prochaines années», soulignant que l'Algérie est devenue «un fournisseur très fiable», notamment pour le marché européen. Quant à l'exploitation de l'uranium, le chef de l'État a fait savoir que l'Algérie procède actuellement à son enrichissement de l'uranium à hauteur de 3 à 5% à des fins civiles, particulièrement dans le secteur médical, avec la possibilité de l'exporter ultérieurement. Il faut savoir que l'Algérie n'a eu de cesse d'élever la voix contre l'utilisation du nucléaire à des fins militaires. Elle est membre du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

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