Algérie-France: l'appel de l'Archevêque d'Alger
Parmi les personnalités reconnues et écoutées qui ont eu à s'exprimer sur la crise algéro-française, des hommes et des femmes ont plaidé en faveur de la fin de la guerre des mots. Les voix de la sagesse ont fini par dominer celles de la haine dans un dialogue de sourds entre l'Algérie et la France. Qu'on s'entende néanmoins sur l'origine de la surdité. Le mal ne vient absolument pas d'Alger. L'acharnement n'a jamais été de son fait. Ce sont les excités de l'extrême droite qui ont organisé l'escalade. Et il ne l'ont pas fait pour des raisons humanitaires, comme ils le prétendent. Non. En prétendant défendre le sort de Sansal, pourquoi celui de dizaines de Français, incarcérés dans des conditions autrement plus difficiles à l'étranger ne les émeut pas? Il n'est pas besoin d'attendre une réponse à cette question. Les fascistes n'en ont pas. Comme ils ne pourront jamais répondre à l'embastillement injuste en France du président du FLNKS après avoir été arrêté en Nouvelle-Calédonie. En réalité, ils n'ont rien à faire du destin de n'importe qui, pour vu qu'ils engrangent des points dans les sondages. Leur seule obsession est la présidentielle de 2027 qui leur tend les bras. Mais que feront-ils du pouvoir s'ils y parviennent? La réponse est simple: effacer la véritable histoire de la colonisation et la remplacer par un conte de fée que Zemmour adore raconter. Oseront-ils donner un portefeuille à Louis Sarkozy? Il commencerait par brûler l'ambassade d'Algérie à Paris.... Et jeter les Algériens dans la Seine! En fait, l'extrême droite française est ridicule. L'archevêque d'Alger, Jean-Paul Vesco, apporte la preuve de la bassesse de cette famille politique. Cet homme d'Église, qui a choisi la nationalité algérienne après une vie au service de Dieu et des hommes, est catégorique: «Le divorce entre la France et l'Algérie (...) serait une voie suicidaire pour la France.» Son serment l'oblige à dire la vérité, mais aussi son côté français de même qu'algérien l'amènent à cette conclusion. À voir l'animosité des Retailleau et compagnie, il en arrive à une autre conclusion. «C'est ce qui est en train de se produire, et c'est l'une des raisons principales de ma colère», craint-il. La colère dans le propos de l'archevêque n'a d'égale que l'amour qu'il éprouve pour les deux nations, les deux peuples et les deux religions qui ne les opposent absolument pas.