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Larbaâ Nath Irathen

«Libérez les porteurs du drapeau amazigh !»

Alors que la fameuse marche du mardi qu’avaient l’habitude d’organiser les étudiants, n’a pas eu lieu hier dans la wilaya de Tizi Ouzou, une manifestation s’est déroulée par contre dans la localité de Larbaâ Nath Irathen pour exiger la libération des détenus.
Hier donc, la mobilisation a changé d’adresse puisqu’elle a eu lieu dans l’une des plus grandes villes de la wilaya, à savoir Larbaâ Nath Irathen, situé à 30 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. C’est au niveau du lieudit Tizi N Semlal que des centaines de citoyens de la daïra ont commencé à se rassembler pour prendre part à cette marche.
Une fois les carrés de la marche bien agencés, les manifestants ont alors battu le pavé en parcourant les différentes rues de l’ex-Fort National avant de terminer leur périple devant le siège de la daïra de Larbaâ Nath Irathen. De nombreux slogans ont été scandés par les manifestants, dont le principal reste celui inhérent à la libération des manifestants qui sont emprisonnés à Alger après avoir brandi le drapeau amazigh lors des marches du vendredi observées dans la capitale.
Quant aux banderoles dont étaient munis les manifestants des premiers rangs de la marche, on pouvait y lire des mots d’ordre comme «Pour un état civil», «libérez les détenus», «libérez la justice», «système dégage»… Avant d’arriver au siège de la daïra de Larbaâ Nath Irathen, les centaines de manifestants ont d’abord observé une minute de silence à la mémoire de tous les martyrs de la démocratie en Algérie, avant de marquer leur action par un rassemblement devant la statue de l’un des héros de la guerre de Libération nationale, à savoir Abane Ramdane, également architecte du congrès de la Soummam.
Lors des prises de parole ayant eu lieu à la place Abane-Ramdane, tous les intervenants ont convergé vers la nécessité absolue que soient libérés tous les manifestants dont le seul «tort» est d’avoir exhibé le drapeau amazigh qui est le symbole de l’identité plusieurs fois millénaire de tous les peuples berbères de l’Afrique du Nord. Les orateurs ont rappelé en outre que la révolution qui est en cours en Algérie depuis le 22 février n’est qu’une continuité de tous les combats menés en Algérie depuis l’indépendance, notamment lors des événements du Printemps berbère en 1980 et lors des événements du Printemps noir de Kabylie en 2001.
L’objectif étant le même, c’est-à-dire celui de l’instauration d’une véritable démocratie et d’un Etat de droit en Algérie, ont expliqué les intervenants. Plusieurs autres marches sont annoncées pour les prochains jours dans plusieurs chefs-lieux de daïras de la wilaya de Tizi Ouzou. Elles ont toutes le même but : exiger la libération des porteurs de drapeaux amazighs.

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