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Ligue 1 Mobilis/MCO : Madoui sort de son silence

«Mon départ ne changera rien à la situation»

Après la défaite du MC Oran subie contre la JSK, ce samedi, l’entraîneur Kheireddine Madoui a finalement décidé de s’expliquer sur ce premier revers de la saison concédé à domicile.

L'entraîneur du MC Oran, Kheireddine Madoui, n'a rien composé ni inventé ni mâché ses mots, en s'exprimant explicitement sur la situation qui prévaut dans la citadelle des Hamraoua. Sur un ton acerbe, il dira tout haut ce que les autres pensent tout bas, en évoquant le changement à la barre technique. Cru et net a-t-il été dans ses propos en déclarant qu'un «éventuel changement d'entraîneur ne remédiera pas à la situation actuelle du club». Et d'insister en ajoutant que «le changement au niveau de la barre technique de son équipe ne serait pas la solution à l'actuelle situation difficile que traverse ce club».
En tenant ces propos, le coach Madoui a, contre toute attente, pris en compte plusieurs paramètres comme arguments lui servant de bases en justifiant le niveau limité, voire au ras des pâquerettes, de certains joueurs, utilisés jusqu'ici en Championnat. Poursuivant l'analyse de la situation, il dira: «Même si je venais à partir, ça risque de ne rien changer dans la situation de l'équipe, au vu de l'effectif très limité dont nous disposons.»

«La défaite de la JSK nous fait mal»
En décortiquant les déclarations de l'entraîneur Madoui, il apparaît clairement que le contrôle de la situation qui frappe le club d'El Hamri ne lui échappe certainement pas en tant que premier responsable de l'ossature qu'il aligne le jour des rencontres. Celle-ci est tributaire de plusieurs éléments à mettre en place, dont principalement la nécessité de garnir les effectifs par des joueurs capables de surmonter la situation. Là est toute la problématique qui est posée: le club d'El Hamri se trouve dans une sérieuse impasse, ne pouvant aucunement qualifier plusieurs recrues en raison des dettes pour lesquelles le MC Oran est redevable. En opérant avec les moyens de bord, les Rouge et Blanc sont appelés à prendre leur mal en patience, en attendant des jours meilleurs, quitte à résister aux vents et marées le secouant à telle enseigne qu'il a fléchi à domicile, samedi dernier, face à la JS Kabylie par un score lourd de 3 buts à 1. Cette défaite est la première essuyée par les gars de Madoui sur leur terrain. Elle fait pratiquement suite à une série de ratages observés depuis le début de la saison à ce jour.

«Nous n'avons pas d'autres choix que de continuer à travailler»
Le MC Oran a raté 4 points chers en évoluant au stade Miloud Hadefi et a réussi à asseoir sa suprématie en battant l'USM Khenchela. Pour Madoui, la défaite de samedi dernier, en recevant la JS Kabylie, laisse un goût amer et n'est pas non plus un simple fait à oublier de sitôt. Il dira, en ce sens, que «naturellement, ce revers nous fait très mal. Personnellement, je suis abattu et triste pour notre équipe». Soulignant son étonnement face à cette situation exceptionnelle ayant été imposée par l'équipe adverse, il a fait savoir que «je ne m'y attendais nullement, surtout après avoir réussi à signer notre premier succès lors du match d'avant». De quoi sera donc fait l'avenir et quel sera le devenir du MC Oran? Kheireddine Madoui n'annonce aucunement une quelconque nouveauté pouvant étancher la soif des supporters, hormis le fait de poursuivre son petit bonhomme de chemin en prenant en compte les moyens dont il dispose. «Nous n'avons pas d'autres choix que de continuer à travailler, en attendant la qualification des nouvelles recrues», a-t-il affirmé, ajoutant que «nous avons jusque-là un effectif très limité».

«L'objectif est d'assurer un maintien tranquille»
Revenir sur la question liée aux dettes est d'autant plus complexe que le club est tributaire des mesures courageuses à prendre dans les plus brefs délais, afin de sauver l'équipe de la décrépitude et de lui éviter la chute aux abysses. En détail, le club est redevable de plus de 500 millions de dinars à verser aux anciens joueurs et entraîneurs ayant eu gain de cause, en se plaignant auprès de la Chambre nationale de résolution des litiges et de la commission spécialisée de la Fédération internationale de football. Ayant pris les commandes de la barre technique quelques heures avant le coup d'envoi du championnat et de surcroît des conditions n'honorant aucunement l'image de marque du club, Madoui n'a rien trouvé de mieux à dire que d'être droit dans ses bottes, en assurant que «l'objectif de l'équipe était d'assurer un maintien tranquille».

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