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La CAN perd L’Algérie

L’ivresse de l’été 2019 a laissé place à la tristesse d’un hiver déprimant pour les Algériens.

L'Afrique cherche son nouveau roi. En plein cauchemar, l'Équipe nationale algérienne de football a été éjectée de la CAN, au Cameroun, dès le premier tour. Le bilan n'est que catastrophique pour une équipe qui s'est déplacée vers ce pays de l'Afrique centrale avec le statut d'un favori en puissance. Cela ne pouvait en être autrement pour des champions en titre et qui, avant leur entrée en lice, restaient sur une série de 34 matchs sans défaite. À la CAN, 3 matchs, 3 grosses déceptions et puis s'en vont: match nul et vierge face à la Sierra Leone, une défaite inattendue face à la Guinée équatoriale (0-1) et une déconvenue contre la Côte d'Ivoire (1-3). Dans cette ultime rencontre, ce que les férus des Verts craignaient depuis quelques jours est devenu une réalité, face à des Éléphants qui se sont transformés en cauchemar. L'Algérie a poussé maladroitement et évité même une claque encore plus douloureuse en voyant un 4e but d'Haller refusé sur le gong. Comme en 1992 à Ziguinchor, au Sénégal, c'est l'histoire d'une malédiction, d'une désillusion et surtout d'un copié-collé, avec une élimination au 1er tour d'un champion. 20 ans plus tôt, les Fennecs avaient déjà croisé la route des Éléphants de la Côte d'Ivoire (une défaite 0-3). Ce jeudi à Douala, ces derniers ont joué le jeu et affiché leur supériorité face une équipe de Belmadi dépassée et sans idées. L'ivresse de l'été 2019 a laissé place à la tristesse d'un hiver déprimant pour les Algériens, pas vraiment transfigurés par les changements du coach. Ce dernier n'a de cesse de déclarer être le premier responsable de la déconvenue, en sa qualité de patron de la barre technique. Il a, aussi, indiqué que tout ce qui a été fait durant 3 ans ne peut être effacé par cette piètre prestation à Douala. Mais toujours est-il que plusieurs facteurs ont joué en défaveur de son équipe et les prémices étaient révélées au grand jour, avant même le début de la compétition. Physiquement, techniquement, tactiquement et psychologiquement, tout allait dans le sens inverse de ce que les supporters souhaitaient. L'heure est, donc, aux bilans. Sur ces colonnes, nous avions déjà rapporté que le 1er point qui a laissé des questions se poser est celui du départ tardif vers le Cameroun. L'arrivée à Douala ne s'est faite que 48 heures avant le premier match, ce qui a constitué un coup dur en matière d'acclimatation. La chaleur et l'humidité sont, en effet, les ennemis numéro un des joueurs. Avec le thermomètre qui explose, cela a joué un mauvais tour aux joueurs qui sont arrivés directement et qui ne sont pas acclimatés. Ils étaient dans les pires conditions et, donc, moins performants sur le plan physique, ce qui s'est fait ressentir lors de la rencontre inaugurale face à la Sierra Leone. Selon les spécialistes, le stress thermique à l'effort provoque une dégradation substantielle de la performance des joueurs en raison de mécanismes multifactoriels, dont l'augmentation de la température corporelle, ce qui précipite l'apparition de la fatigue. En moyenne, la distance totale est diminuée de 10% à 35°C, le nombre de sprints est diminué en seconde période, la performance cognitive (réaction, prise de décision) est également diminuée avec la chaleur, le nombre de crampes est aussi augmenté. L'organisme des non habitués est en fait trahi par les récepteurs, situés au niveau du bulbe rachidien et qui servent à réguler la température corporelle. Il fallait, donc, un peu de temps avant que ceux-ci se désensibilisent, et ce facteur temps a joué aussi en défaveur des Verts, lors de la rencontre d'après face à la Guinée équatoriale (0-1). Dès lors, le moral était au plus bas avant la Côte d'Ivoire, surtout que la série de 35 matchs sans défaite s'est arrêtée. Malgré la détermination que l'on tentait de faire véhiculer, la suite était pire avec une défaite (1-3). La pelouse de Japoma stadium était dans un état lamentable pour des Algériens habitués aux terrains européens et ceux du Golfe en parfait état. Sierra-Léonais et Équato-Guinéens ont l'habitude d'évoluer sur des pelouses pareilles, ce qui ne les a pas handicapés. Qu'en est-il, alors, pour les Ivoiriens, lesquels jouent majoritairement dans de grands clubs européens du «Big 5»? Ce motif tombe déjà à l'eau. Reste, dès lors, l'aspect technique et tactique et c'est là où le problème se situe. Les Verts sont en baisse de rythme sur ce plan depuis le match aller face au Burkina Faso en éliminatoires du Mondial-2022 (1-1). Les adversaires que les Verts ont croisé après étaient loin de constituer un foudre de guerre (Niger et Djibouti) avant que n'arrive le match retour face aux Burkinabè (0-0) à Blida. Là encore, un visage pâle a été affiché et la sonnette d'alarme a été tirée une fois de plus. Les Verts perdaient, petit à petit, leur jeu et ce qui constituait leur point fort s'est transformé en point faible. Là on parle de la phase de transition. Le choix des joueurs et la lecture du jeu de l'adversaire par Belmadi ont été défavorables aux siens. Par moment, l'on sentait qu'il a tué la concurrence, avec, entre autres, la titularisation de Mahrez et Feghouli au 1er match de la CAN, alors qu'ils ont raté la préparation au Qatar, et son insistance à maintenir Mandi, Bensebaïni et Bounedjah qui n'étaient que l'ombre d'eux-mêmes, alors que sur le banc de touche, plusieurs solutions de rechange se présentaient. N'a-t-il pas tué la concurrence? L'on est tenté de dire que c'était bien le cas. Ce qui est fait est fait, et nul ne remet en cause le travail effectué par Belmadi et ses troupes avant cette CAN. Mais c'est durant le tournoi lui-même que l'on a avancé à reculons. Maintenant, il faudra faire le diagnostic et surtout trouver le meilleur moyen pour sortir de la crise. L'équipe est dans le doute à l'approche des matchs de barrage du Mondial-2022 et l'heure est donc à la mobilisation.

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