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Bouira

Un homme se pend à Aïn El Hadjar

Le village d’Aïn El Hadjar, à une dizaine du chef- lieu de wilaya, est sous le choc. Ainsi que cela arrive toujours en cas de suicide. L’émotion était à son comble. Et cela depuis mardi, entre 11h et midi. Le corps d’un sexagénaire était pendu à un arbre. Le lieu, choisi pour mettre fin à ses jours, est connu sous le nom de El Gharira (La guérite), une construction en béton datant de l’époque coloniale et qui, élevée sur une grande colline, commande tous les alentours. Ce n’est pas seulement l’émotion qui était vive. C’était aussi l’incompréhension. Qui aurait cru que cet homme, blond aux yeux bleus qui travaillait comme soudeur au même village pouvait être la proie d’un désespoir si grand ? Il était sans histoire. On ne lui connaissait aucune querelle. On ne l’avait jamais vu en colère. Jamais vu triste. Plutôt gentil avec tout le monde, respectueux et pratiquant, il vivait en paix avec tout le monde. La découverte macabre a été faite par des bergers. Il y a toujours des bergers de ce côté, même si le lieu est isolé, bien qu’à moins d’un km au nord du village. « Il paraissait d’une pâleur effrayante » racontait un des premiers témoins arrivés sur place. « Il avait la tête penchée du côté d’où la corde avait tiré », dit un autre. Comme on ne l’a jamais entendu se plaindre, il y a peu d’espoir qu’on connaisse la raison qui a conduit à ce geste désespéré.
Le dernier suicide qui avait plongé ses habitants dans l’effroi, s’était produit, il y a une vingtaine d’années. Peut être plus.

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