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Tizi Ouzou

L’eau dans toutes ses dimensions

Les ressources en eau feront l’objet d’un débat à l’APW.

L'APW de Tizi Ouzou organise demain jeudi, une journée thématique sur l'eau au niveau du cercle Rabah-Aïssat en présence d'experts du domaine et des représentants des pouvoirs publics et des services concernés.
Les questions relatives aux ressources en eau seront ainsi, tout le long de cette rencontre, au menu d'exposés par d'éminents chercheurs et cadres de l'autorité publique en charge de ce secteur. Cette journée qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de l'olivier sera l'occasion pour mettre la lumière sur de nombreuses zones encore inexplorées des ressources en eau aussi bien de surface, fossiles ou de transformation, leur mobilisation, les alternatives aux approches traditionnelles ainsi que les projections d'avenir.
En fait, au-delà de lidée qui fait que l'eau représente un souci majeur pour les autorités comme pour les populations locales, il convient de noter que cette thématique a toujours été d'un grand intérêt même pour les scientifiques et les experts de divers domaines y afférents tels que la géologie, l'hydrogéologie, lles Algériens et avant eux, les Français qui se sont intéressés de près aux capacités et potentialités hydriques de la chaîne du Djurdjura. Ce potentiel contenu sous le Djurdjura anime, depuis le XIXe siècle, le débat scientifique et cela ne semble pas s'estomper. Bien au contraire, une étude de M. Abdelkader Saadallah, géophysicien algérien de renommée internationale, estimant le volume à 60 milliards de mètres cubes fait encore débat parmi les scientifiques.
Une partie s'accorde sur les conclusions de ce dernier à l'instar de M. Farid Amrouche spécialiste en géologie et des bassins sédimentaires alors qu'une autre représentée par M. Malek Abdeslam, universitaire et spécialiste en hydrogéologie considère que le volume de 60 milliards de mètres cubes avancée par M. Saadallah n'est pas réaliste. Une chose est certaine toutefois, la sociologie locale indique clairement que l'eau a toujours été présente dans les villages par l'existence de fontaines et de rivières ruisselant toute l'année. La fontaine est d'ailleurs une composante sociologique importante de la société kabyle.
Par ailleurs, au chapitre de l'intérêt porté à la question de l'eau dans la chaîne du Djurdjura, il convient que les premières études remontent à l'époque coloniale. Alain Coutelle, géologue spécialiste du Sud-est de la Kabylie et des Babors segmente les recherches menées à trois étapes importantes.
La première, marquée par des études très superficielles et approximatives, se situe entre 1848 et 1873 tandis que la deuxième période d'investigation géologique dans le Djurdjura se situe entre 1884 et 1912. Pendant cette période, les cartes publiées 1/ 200 000 et les huit feuilles 1/ 50 000 couvraient le territoire de la grande Kabylie de l'époque, ou le Djurdjura actuellement. La troisième période,, elle, s'étendait de 1924 à 1952.
L'intérêt pour l'hydrogéologie du Djurdjura grandit. Preuve en est que le 19ème Congrès international d'Alger tenu en 1952 s'y était longuement penché.
Enfin, notons que la wilaya de Tizi Ouzou bénéficie de beaucoup de projets en matière d'eau avec des barrages entrés en service comme Taksebt et d'autres encore en chantier.
Les autorités travaillent d'arrache-pied pour améliorer, chaque année, les prestations en eau potable et d'irrigation avec notamment des projets de stations de dessalement des eaux de mer en projet et le transfert des eaux de l'oued Sébaou vers le barrage de Taksebt.

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