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Le mois sacré approche à grands pas

Quel plan pour le Ramadhan 2022?

Tout le monde a encore, en souvenirs les crises chroniques qui ont marqué le Ramadhan de l'année précédente.

Le mois sacré du Ramadhan approche à grands pas. Moins de deux mois et demi nous séparent, en effet, du grand test -bête noire des successifs gouvernements- qui ont eu à gérer ou à subir, c'est selon, cette période sacrée et cruciale de la vie des Algériens. L'autre particularité qui fait grincer des dents chez les ménages, c'est que le Ramadhan 2022 interviendra cette année, bien avant la saison des récoltes et des grandes productions de légumes. Celle-ci ne devant intervenir qu'en amont de la saison estivale, soit vers la fin de la deuxième moitié du Ramadhan. Ce qui suppose que la tension sur les légumes de grande consommation, sera un fait avéré. À moins que les services concernés, commerce et agriculture, prennent le taureau par les cornes et accouchent d'une stratégie infaillible, autre que celle de 2021.

Des hausses chroniques
Mais le hic dans cet épisode, ce n'est pas la rareté des produits et la hausse vertigineuse des prix dans les marchés de détail et de gros, mais c'est plutôt la chronicité de la crise, qui inquiète. En effet, certains produits affichent des hausses chroniques qui s'installent dans la durée depuis le Ramadhan écoulé. C'est le cas de la pomme de terre, qui s'est installée aux alentours de 80 à 70 DA le kilogramme, les carottes et les navets, la tomate, les courgettes. Certains autres produits agricoles étant devenus des aliments de luxe, les ménages les ont totalement abandonnés. Les mesures salutaires instituées par le président de la République, notamment l'allégement fiscal des salaires, à travers la suppression ou la baisse de l'IRG, ainsi que la révision du point indiciaire, répond au souci de lutter contre l'érosion continue du pouvoir d'achat du citoyen. Seulement, si le scénario de 2021 venait à se reproduire durant ce Ramadhan, l'on est forcé d'envisager le pire. En somme, un scénario redouté par l'ensemble des tranches sociales de l'Algérie, qui appréhendent mal de tels scénarios, au cours de ce mois de piété. En vérité, beaucoup de détails et de facteurs concourent à cette issue défavorable, en commençant par la hausse chronique des différents produits, notamment agricoles. Jamais une telle hausse des prix ne s'était installée dans la durée. La tension actuelle sur l'huile illustre cet état de fait. L'on continue de s'acheminer vers ce mois de piété, sur fond de grandes appréhensions, somme toute, légitimes au vu des moments difficiles qui ont éprouvé, non pas les petites bourses uniquement, mais aussi un grand pan des salariés et fonctionnaires du pays.».
En tout état de cause, il s'agit d'un test grandeur nature pour le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, qui sera mis devant le défi de rasséréner les Algériens quant à passer un Ramadhan serein et quiet.

Rasséréner les Algériens
Ce sera le premier Ramadhan pour le Premier ministre et le deuxième pour le président Tebboune, qui n'a pas manqué de tarabuster ses subalternes et les différents appareils de l'État à ce sujet. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé, si les choses n'ont pas correctement fonctionné, et ont échappé à la maitrise des différents secteurs concernés. Le Ramadhan 2021 a mis à rudes épreuves, aussi bien les institutions de l'État, dont les missions de contrôles et de régulation ont été sérieusement ébranlées, que les ménages qui ne sont pas près d'oublier ce sombre épisode des mois sacrés en Algérie. Force est de constater qu'il y a un dysfonctionnement, quelque part que d'aucuns n'arrivent pas à identifier dans le circuit compliqué de production, d'approvisionnement, de transport et de commercialisation, du marché national algérien. À cela, s'ajoute ce revers de la médaille, les différents dispositifs préconisés par le département de Rezzig pour lutter contre la spéculation et les pratiques mercantiles illégales, ayant produit un effet pervers et à l'antipode des attentes. De plus en plus, de commerçants jettent l'éponge et s'orientent vers d'autres activités où le risque de prison et des sentences lourdes n'est pas omniprésent. De plus en plus, de représentants des commerçants et grossistes dénoncent ce climat délétère qui s'installe dans la corporation. Ce qui n'augure rien de bon pour les mois à venir, faut-il le souligner. Aujourd'hui, les Algériens ont besoin d'être rassurés par les actes et les faits, au sujet de la disponibilité des produits de grande consommation, afin de se consacrer à la piété, la méditation et aux prières, conformément aux préceptes islamiques du Ramadhan. 

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