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60 ans après la Guerre des sables

Oran honore Cuba

Le peuple algérien s’est retrouvé dans l’obligation de reprendre les armes pour se défendre et défendre ses terres.

La très somptueuse avenue du Millenium a été baptisée, hier, au nom de boulevard de Cuba. Ce long boulevard, donnant accès au Centre des conventions Mohamed Ben Ahmed, est situé dans la partie est de la ville d'Oran, plus précisément dans le somptueux quartier El Akid Lotfi, et à quelques encablures du magnigique quartier d'El Menzah, ex-Canastel. La cérémonie de baptisation, qui a été placée sous le parrainage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été présidée par le wali d'Oran en présence très remarquée et remarquable de l'ambassadeur de Cuba en Algérie, Armando Vergara Bueno, en plus des autorités locales, civiles et militaires, hommes et femmes de lettres et de représentants des médias. «Nous oeuvrons depuis des semaines, à honorer Cuba», a-t-on précisé. Cette baptisation se veut une autre étape par le biais de laquelle l'Algérie rappelle qu'elle tient tant aux liens de fraternité, de coopération et de partenariat la liant à ses alliés, en particulier Cuba. La cérémonie est, selon le document explicatif de la wilaya d'Oran, un signe de solidarité vis-à-vis de Cuba, qui continue à subir les affres du blocus militaire américain, 60 ans après, mais elle constitue également une marque de sympathie, de fraternité et de reconnaissance de l'Algérie des efforts de Cuba pour son aide entière lors de la Guerre des Sables et dans laquelle il a été affirmatif et interactif en répondant par sa présence à la lutte du peuple algérien pour son devenir existentiel en se mobilisant pour défendre sa souveraineté territoriale. En effet, une année après avoir recouvré son pouvoir et son indépendance, le peuple algérien s'est retrouvé, encore une fois, dans l'obligation de reprendre les armes pour se défendre et de livrer une guerre contre le voisin de l'Ouest alors que la plaie de la Grande guerre qu'il a livrée à l'occupant français était encore béante. Croyant à la faiblesse ou encore à la saturation du peuple algérien, le Maroc, se dévergondant, n'a pas hésité à lancer une offensive militaire à partir des frontières Sud-Ouest, ciblant Tindouf et Béchar. Guerrier de nature et rompu aux grands défis, le peuple algérien n'a aucunement lâché du lest pour se mobiliser de nouveau, enfiler la tenue de combat, se déployer, avec armes et détermination, sur tout le long de cette bande frontalière du Sud-Ouest, faisant, face à cette attaque et poussant l'ennemi dans ses derniers retranchements, en se défendant, sans reculer et doublant les assauts dans un conflit portant le nom de la «Guerre des Sables». Dans la succession des événements et en dépit de toutes les circonstances, l'Algérie tient à célébrer cet événement-phare marquant son histoire contemporaine tout en rendant un vibrant hommage à Cuba, qui a joué un rôle prépondérant en soutenant le peuple algérien dans la guerre qu'il a livré contre un ennemi peu ordinaire, le voisin immédiat. Il s'agit du pays voisin de l'Ouest, s'en souvient-on toujours, qui s'est attaqué, à l'aide de ses forces armées, à l'Algérie sorti à peine d'une longue guerre qu'elle a livré à l'une des plus grandes puissances mondiales, la France, soutenue par ses alliés de l'Otan. Tout comme le débarquement des alliés qui a libéré le monde du nazisme hitlérien, la Guerre des Sables était d'autant plus une lutte existentielle d'un peuple rompu aux combats libérateurs que ce dernier a été soutenu infailliblement et inconditionnellement dans cette lutte dont l'instigateur est accablé par l'histoire, fait par fait et tels qu'ils sont survenus. «Il y a 60 ans, Cuba a, via le port d'Oran, dépêché en Algérie, deux bateaux transportant des soldats cubains, des armes et des munitions, des denrées alimentaires, en plus de 4 740 tonnes de sucre», a fait savoir le document de la wilaya, faisant référence à la guerre déclenchée par le Maroc contre l'Algérie. Ayant été sollicité, Cuba n'a pas tourné le dos à son allié, l'Algérie. En un laps de temps rapide, Cuba a apporté son soutien à l'Algérie. Alors que le cyclone Flora avait ravagé le pays de Castro, faisant plus de 1 000 morts, Cuba a mobilisé deux navires, Aracelio Iglesias et Andreas Gonzales. Le premier bateau est arrivé au port d'Oran le 21 octobre 1963, ce dernier a été chargé d'un bataillon d'infanterie comprenant 22 chars russes de type T34 et de 50 techniciens militaires cubains. Le deuxième bateau a accosté au port de la même ville le 28 octobre, transportant, outre des troupes militaires, d'importants lots d'armes comportant des fusils de guerre, des canons et des lance-roquettes. À cela s'ajoute près de 700 autres soldats qui ont atterri le lendemain, soit le 29 octobre 1963, à l'aéroport d'Oran transportés à l'aide de moyens aériens. «60 ans après, l'Algérie est restée dans le viseur de ce voisin de l'Ouest», a-t-on fait savoir.

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