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Partenariat économique avec la grande Bretagne

Lord Risby à Alger

Une opportunité qui cadre avec les ambitions annoncées du président de la République, pour ce qui est d’accroître le volume des exportations, afin d’atteindre le seuil des 7 milliards de dollars, cette année.

La Grande-Bretagne affiche clairement ses ambitions et ses intentions de lancer et de faire fructifier nombre de partenariats porteurs avec l'Algérie. La visite à Alger de l'envoyé du Premier ministre britannique, chargé du partenariat économique avec l'Algérie, Lord Richard Risby, intervient dans ce contexte précis. Il convient de préciser que ce haut responsable britannique, qui n'est pas à sa première visite dans le pays, est un habitué de l'Algérie et un fin connaisseur des potentialités économiques et des ressources nationales.
Le tour d'horizon effectué par cet envoyé spécial du gouvernement britannique, renseigne sur les visées pragmatiques de partenariat des Britanniques en Algérie. Les Algériens gagneraient à amorcer le passage vers une mise en oeuvre réelle de cette opportunité des échanges, à travers des accords et des partenariats «gagnant-gagnant». Cela est d'autant plus important, que les Anglais affichent clairement une réelle prédisposition à aller au-devant de ces échanges.
Ainsi, les rencontres effectuées, conjointement avec les responsables algériens, notamment le ministre de l'Energie, le ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables, le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations et le secrétaire général du ministère de l'Industrie, renseignent sur les intentions d'investissements projetées par les Britanniques en Algérie.
L'envoyé personnel du Premier ministre britannique avait d'ailleurs affiché la disponibilité de son pays, à apporter l'expertise et à faire fructifier les échanges, notamment dans le domaine «des exportations et les mécanismes de la diversification économique». Une opportunité qui cadre avec les ambitions annoncées du président de la République, pour ce qui est d'accroître le volume des exportations, afin d'atteindre le seuil des 7 milliards de dollars, cette année.
La ronde du Lord Risby n'a rien de hasardeuse ou d'inopportune. En fin connaisseur des potentialités économiques algériennes, il a passé en revue les nouveautés de la nouvelle loi sur les investissements étrangers en hydrocarbures, conjointement avec Mohamed Arkab, ministre de l'Energie et des Mines. Le secteur des mines et les opportunités d'investissements dans ce secteur ont été également au centre d'exposés et de discussions. Avec le ministère du Commerce, il est également question d'expertise anglaise dans le domaine, avec la possibilité de la mise en place d'un conseil d'affaires algéro-britannique. Dans le secteur des énergies renouvelables, la rencontre avec le ministre, Ben Atou Ziane a été l'occasion de réitérer l'offre du royaume britannique de collaborer dans le domaine de l'hydrogène vert et le bio-gaz. Sans compter les volets relatifs à la préservation de l'environnement et la mise en conformité avec les nouvelles normes de la COP26. Autant dire que la visite programmée en Algérie de cet envoyé personnel du Premier ministre britannique, bien plus qu'une opération de séduction, semble s'inscrire dans une phase de prospection économique bien établie. Du coup, l'on serait tenté de dire que la coopération économique bilatérale entre l'Algérie et la Grande-Bretagne, pourrait passer bientôt à la phase pratique. En fait, plusieurs aspects concourent à cette option, de plus en plus, évidente. Etant donné la récession mondiale qui a frappé les grandes économies à l'échelle planétaire, résultante logique de la pandémie de Covid-19, il est évident que l'ouverture vers des marchés nouveaux porteurs, constitue une alternative essentielle à cette situation. Il est évident aussi, que la Grande-Bretagne a, depuis plusieurs années, tourné le dos au marché européen et à l'UE, affichant clairement son attachement à une économie nationale libre et orientée vers les échanges avec les pays émergents. Une aubaine que les Algériens devraient prendre très au sérieux.

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