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Médias francais entre hier et aujourd’hui

La propagande sévit toujours

la France a misé gros sur ses moyens pour occulter le moindre événement provoqué par les moudjahidine par leur sang et leur abnégation.

Soixante-neuf ans après le déclenchement de la Guerre de Libération nationale, la question demeure toute entière: quel a été le rôle joué par les médias d'alors et tout au long de cette guerre qui a fini par être chèrement payée au prix de 1,5 million de martyrs tombés au champ d'honneur avant que le peuple et son Algérie, pour laquelle ils ont combattu ne puisse arracher sa dignité, sa terre, sa souveraineté et son indépendance? Dans cette guerre, les rapports de force n'étaient pas équilibrés. De par son statut de 4e puissance militaire mondiale, la France a misé gros sur ses moyens pour occulter le moindre événement provoqué par les moudjahidine par leur sang et leur abnégation. Intelligente a été la réflexion des responsables de la Guerre de Libération qui ont lancé le journal El Moudjahid comme porte-parole de la révolution et tribune immortalisant tous les faits ayant marqué cette guerre où le moindre faux pas était interdit. D'autant plus qu'avant l'avènement de ce journal, le traitement de l'information était dominé, voire monopolisé par les médias coloniaux, jusqu'au jour où ces derniers sont totalement tombés sur le bec. Si El Moudjahid accomplissait sa mission, il n'en est rien pour ces canards coloniaux qui ont, tout comme il se fait actuellement, franchi tous les seuils en traitant l'information liée à la Guerre de Libération nationale sous tous les angles sauf celui de l'objectivité ou encore sous l'angle de la sacralité de l'information. Les médias coloniaux ont totalement versé dans le déni, la désinformation et la diffamation à tel point qu'ils ont occulté de nombreux événements fastes de la révolution libératrice, comme la grande offensive de l'Oranie. Celle ci, qui s'est étendue de Chlef, à El Ghazaouet, a constitué un «non-événement» pour ces médias alors que les dégâts causés à l'armée coloniale sont importants, en plus de ceux occasionnés aux colons qui défendaient, avec des armes et des speechs ou arguments ne tenant aucunement ni debout ni la route, la politique gaulliste de l'Algérie française, avant que ce concept ne s'écroule comme un château de cartes, charrié par les guerriers lancés dans la guéguerre portant le nom d'Algérie algérienne qui a fini par être libre et indépendante. La France du créateur, le docteur Guillotin n'a-t-elle pas qualifié Ahmed Zabana de terroriste? Premier martyr victime de la guillotine, Zabana a été exécuté le 19 juin 1956 alors que le couperet s'est arrêté deux fois consécutives. Tant d'autres ont été exécutés sans avoir eu droit aux procès, sous les yeux de la presse coloniale obnubilée par l'Algérie française. Ce concept a fini par tomber, ses promoteurs ont été démasqués, à telle enseigne que le journal Libération a, par le biais de Claude Estier, tiré à boulets rouges sur le patron des journaux La Dépêche d'Algérie, La Dépêche de Constantine et l'Écho d'Oran, Laffont. Dans ce billet, publié le 19 septembre 1962, soit deux jours après la nationalisation par le gouvernement algérien, de trois journaux de langue française, le rédacteur a été stigmatisant et estime censée la mesure prise par les autorités algériennes en nationalisant les médias en question, La Dépêche d'Algérie, La Dépêche de Constantine et L'Écho d'Oran. Dans l'article accrocheur qu'il a publié, Claude Estier titrait: «Une mesure justifiée». Et d'enfoncer encore plus Laffont, il a tenu à rappeler les faits et les méfaits en écrivant ces phrases: a-t-on oublié ce que furent ces organes avant juillet 1962? A-t-on oublié comment ils soutinrent sans défaillance, pendant des années, tous les activistes de l'Algérie française», comment ils applaudissaient aux ratonnades et aux ratissages des paras de Massu? Ce qui a motivé le plus Claude Estier à faire preuve de l'usage d'un tel vocabulaire tout aussi agressif est, lors qu'il s'est expliqué, invité à donner les raisons des phrases incriminées, de «rappeler quelques faits au moment où une grande partie de la presse française et de la radio venait de présenter la décision du gouvernement algérien comme une atteinte à la liberté d'expression». Il a poursuivi, déclarant alors «J'ai voulu dire pourquoi cette mesure me paraissait justifiée par la façon dont les journaux en cause avaient soutenu la répression contre ceux qui demandaient l'indépendance de l'Algérie». Aujourd'hui, la même campagne de dénigrement, de discrédit, de désinformation est menée à grande échelle dans le cadre de la guerre, portant la signature de l'arme 4G, enclenchée par l'Occident contre toute voix s'élevant à son encontre. Les médias occidentaux d'aujourd'hui sont totalement identiques à ceux d'hier donnant l'image des saintes Nitouches, de pruderie et de sagesse, alors qu'ils sont, de l'avis de spécialistes bâillonnés par ces mêmes médias en ne leur accordant aucun espace d'expression libre, qualifiés de cyniques. La Guerre de Libération nationale a, dans chacun des événements la marquant, démonté cette ogresse de paille coloniale n'ayant d'ogresse que les feux multicolores de ses chaînes et plateaux TV traitant, sans aucune morale, des sujets vidés de toute substance.

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