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Maintien en détention, reports, et durcissement des peines

La main lourde de la Justice

Le procès en appel de Zoulikha Nachinache, alias « Madame Maya », la fausse fille du défunt président Bouteflika, dans lequel sont poursuivies treize autres personnes, devrait être programmé pour cette session.

Si les procès du directeur général de l'aéroport d'Alger, Tahar Allache, et de l'ancien ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, ont été reportés, l'ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, a vu sa demande de liberté rejetée, tandis que le patron d'Ennahar, Mohamed Mokaddem, dit Anis Rahmani, et l'homme d'affaires Mahieddine Tahkou, risquent de voir leurs peines s'alourdir. C'est ce qu'il ressort des procès programmés, hier, au niveau des différentes chambres criminelles de la cour d'Alger. C'est ainsi que le procureur de la République de la cour d'Alger a requis une peine plus sévère contre le président-directeur général d'Ennahar, Mohamed Mokaddem, dit Anis Rahmani. Le même réquisitoire a été prononcé contre l'homme d'affaires Mahieddine Tahkout. Jugeant que les verdicts rendus en première instance par le tribunal pénal économique et financier de Sidi M'hamed sont loin d'être à la mesure de la gravité des faits pour lesquels sont poursuivis les deux accusés, le procureur général près la cour d'Alger a requis, hier, le durcissement des peines à leur encontre. Si le patron d'Ennahar a été poursuivi, notamment pour «mauvais usage des fonds de la Sarl El-Athir Presse, infraction à la réglementation des changes, trafic d'influence pour l'obtention d'indus avantages et fausse déclaration», l'homme d'affaires, impliqué également dans cette affaire, était accusé de «blanchiment d'argent». Pour rappel, le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M'hamed (Alger) avait prononcé, en juin dernier, une peine de 10 ans de prison ferme, assortie d'une amende d'un million de DA à l'encontre de Mohamed Mokaddem, dit «Anis Rahmani». La même peine a été prononcée contre l'ancien homme d'affaires, Mahieddine Tahkout. Tandis que la Sarl El-Athir Presse relevant du groupe Ennahar, a été condamnée à verser une amende de 32 millions de DA et s'acquitter d'un dédommagement de 10 millions de DA au profit du Trésor public. Le verdict devrait être rendu public le 25 septembre courant. Le même procureur de la République a également demandé le durcissement des peines contre le détenu, Mohamed Abdallah, ancien gendarme déserteur, et son avocat, en fuite, poursuivi pour outrage à magistrat dans l'exercice de ses fonctions, tentative d'influence sur les décisions de justice, diffamation et publication de photographies et de documents sans autorisation du propriétaire. La même chambre criminelle a rejeté la demande de liberté de l'ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, Une demande formulée le 11 septembre par la défense arguant que l'état de santé de son mandant a fait l'objet d'un suivi médical dans l'établissement pénitentiaire, en raison de sa maladie chronique «diabète». Condamné à deux ans de prison dans son procès en appel dans l'affaire d'influence sur le cours de la justice, Tayeb Louh est aussi poursuivi dans un autre dossier pénal lié à une entrave au bon déroulement de la justice, dans lequel l'ancien inspecteur général du ministère de la Justice, Tayeb Belhachem, et l'homme d'affaires Tariq Kouninef sont également impliqués. Soulignons que la sixième chambre criminelle de la cour d'Alger a reporté au 2 octobre prochain, le procès du DG de l'aéroport d'Alger, Tahar Allache. Il en est de même pour le procès en appel de l'ancien ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, qui est programmé pour le 9 octobre prochain. Ces deux reports ont été demandés par la défense des accusés.
Enfin, signalons le retour devant les tribunaux de l'affaire de Zoulikha Nachinache, alias «Madame Maya», la fausse fille du défunt président Bouteflika, dans laquelle sont poursuivis, outre l'ancien ministre du Travail et ex-wali de Chlef, treize autres personnes, pour plusieurs chefs d'accusation liés notamment à la corruption, la dilapidation des biens publics et abus de fonction. 

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