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Congestion des ports commerciaux

L’épine qui peut faire mal aux exportations

Leur désengorgement est d’une urgence capitale pour répondre à l’amélioration des exportations.

Il est de notoriété publique que les capacités de transport maritime national sont plombées par des ports saturés. Une véritable épine qui risque de contrarier les ambitions de l'Algérie en matière d'exportations hors hydrocarbures notamment. Des appels exhortant les entreprises portuaires du pays à créer des zones et des espaces de stockage des marchandises (conteneurs) hors portuaires pour éviter la congestion et alléger la pression sur les ports ont été lancés à maintes reprises. Parmi les mesures prises pour y faire face, il y a les délais d'emmagasinage des marchandises qui auraient été réduits d'une moyenne de cinq à trois jours pour faire des ports algériens une zone de transit et non des espaces de stockage et d'entassement. Parmi les mesures prises pour y faire face, il y a les délais d'emmagasinage des marchandises qui ont été réduits d'une moyenne de 5 à 3 jours pour faire des ports algériens une zone de transit et non des espaces de stockage et d'entassement. Un casse-tête pour les opérateurs économiques qui ont demandé à améliorer les capacités de chargement et de stockage dans les ports pour augmenter leurs volumes d'exportations. «C'est le cas du ciment actuellement. Nous exportons environ 9 millions de tonnes/ an. Nous avons un potentiel qui peut atteindre jusqu'à 15 ou 16 millions d'exportation. Malheureusement nos ports ne peuvent pas prendre en charge ce volume-là», regrettait il y a près d'une année déjà le vice-président de l'Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Nasri. Tout en faisant référence au complexe sidérurgique Tosyali Algérie d'Oran, qui exporte 950 millions de dollars/an, et qui pourrait faire beaucoup mieux s'il ne rencontrait pas cette contrainte. «On peut aller jusqu'à 20 millions de tonnes d'exportation de clinker, mais il faut d'abord augmenter les capacités de chargement», a assuré le vice-président de l'Association nationale des exportateurs algériens. Un constat qui montre à quel point les exportations algériennes hors hydrocarbures en général peuvent être pénalisées. Une nouvelle stratégie s'impose en matière de gestion portuaire. Le président de la République en a fait une urgence. Abdelmadjid Tebboune a ordonné au ministre des Transports «de redoubler de vigilance et de prudence face à toutes formes de manipulations, notamment la politique d'atermoiement s'agissant du contrôle des conteneurs», insistant sur l'impératif respect des délais de déchargement en renforçant les capacités et les dispositifs de contrôle, à même de permettre de libérer les espaces au niveau des ports secs, lors du Conseil des ministres qu'il a présidé le 2 juin. Le chef de l'État a mis en exergue l'impératif de mettre en place un mécanisme de coordination, en matière de gestion de la pression issue des délais d'attente en rade au niveau des ports, de manière à les réduire à une durée qui n'excéderait pas vingt-quatre heures. Il a également ordonné de réduire la pression sur le port d'Alger, de concert avec les agences maritimes commerciales, en dirigeant une partie du trafic maritime des navires de commerce vers tous les ports du pays. Le secrétaire général du ministère des Transports a reconnu, hier, sur les ondes de la chaîne 3 que ces «aléas» provoquent une addition salée pour l'économie nationale. Quelle réponse y apporter? «Aujourd'hui, nous pensons à la spécialisation de nos ports, le but étant de décongestionner au maximum les ports. Une question discutée avant-hier en comité restreint avec les directeurs généraux des ports», a déclaré hier Djamel-Eddine Abdelghani Dridi.

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