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Utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques

L’Algérie monte au front

Elle a plaidé le droit « inaliénable » et «intangible » des États membres de l’Aiea à en bénéficier.

Le domaine de l'énergie connaît des mutations sans précédent. L'Algérie, qui dispose d'un remarquable potentiel, est au-devant de la scène. Elle oeuvre d'arrache-pied pour s'y adapter et réaliser une transition énergétique de manière progressive, en adoptant un mix qui prenne en considération l'ensemble des énergies disponibles. À ce titre, l'énergie nucléaire constitue une alternative de choix même si L'hydrogène occupe une place centrale.
La question s'est invitée aux travaux de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), qui s'est tenue à Vienne du 3 au 7 juin. Le délégué permanent de l'Algérie à Vienne, l'ambassadeur Larbi Latroche a saisi cette opportunité pour plaider le droit «inaliénable» et «intangible» des États membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), à en bénéficier.
Mettant en exergue le rôle remarquable de l'Algérie dans le renforcement des capacités des pays africains en matière d'utilisations pacifiques des technologies et des applications nucléaires. La stratégie et les programmes de l'Algérie dans le domaine de l'énergie atomique ne datent pas d'hier. Le processus est, cependant, loin d'être un long fleuve tranquille.
Une ambition contrariée comme c'est le cas à chaque fois qu'un pays émergent ou en voie de développement montre son intérêt à accéder à cette technologie de pointe restée longtemps le pré carré des grandes puissances. Elles n'ont pas hésité à l'utiliser à des fins militaires. En témoignent les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki (du 6 au 9 août 1945) par les Américains qui auraient fait 250 000 victimes. Auxquelles il faut ajouter les morts causées ultérieurement par divers types de cancers (334 cancers et 231 leucémies sur la population suivie. Les armes de destruction massive, l'Algérie en connaît un rayon à travers les essais nucléaires français, notamment.
Gerboise bleue, nom de code de l'opération qui avait pour but de procéder à l'essai de la première arme nucléaire à Reggane (Sud du pays) représentait une puissance de 70 kilotonnes, l'équivalent de quatre fois celle d'Hiroshima. Dès son accession à l'indépendance, en 1962, elle a adhéré à l'Organisation des Nations unies et fait de la ratification du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires une des actions majeures de sa diplomatie.
Depuis qu'elle en fait partie, en janvier 1995, elle n'a eu de cesse de militer en faveur du désarmement et de la non-prolifération de l'arme nucléaire. Une position qui se justifie, aujourd'hui, avec son statut reconnu de «pays exportateur net de paix». Son programme nucléaire qui date de 1981, n'a aucune visée militaire bien qu'il ait été entouré de suspicion, par les Américains, notamment. L'Algérie n'abdique pas. Un premier pas a été franchi avec la signature le 26 mars à Sotchi (Russie), d'un mémorandum d'entente de coopération dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.
Une feuille de route pour les activités de coopération conjointe pour les années 2024 et 2025, qui englobent l'utilisation des applications nucléaires dans le domaine de la santé, du traitement par rayonnement, des réacteurs de recherche, des produits pharmaceutiques nucléaires, de la formation scientifique et technique, ainsi que le développement de technologies et d'applications nucléaires à des fins pacifiques.
À cet effet, son élection le 30 septembre 2023 à Vienne, en Autriche, à l'unanimité par la 67e conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) en tant que membre au Conseil des gouverneurs de l'agence pour la période 2023-2025, devrait activer la concrétisation de son plan national de développement des applications pacifiques de l'énergie nucléaire. Elle se fait désormais le porte-voix de tous les pays qui y aspirent...pour la paix dans le monde.

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