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Ali Haddad, lors du procès de Saïd Bouteflika et des oligarques

«Je n’ai pas signé un contrat de lobbying»

De son côté, le fils de l’accusé, qui a comparu libre, a répondu qu’«il n’a rien à voir avec cette affaire, encore moins avec cette dame».

Le procès de Saïd Bouteflika et des oligarques, ainsi que des mem-bres de leurs familles et des responsables des organismes publics s'est poursuivi, hier, au pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M'hamed avec l'audition du reste des accusés. À son tour, Ali Haddad patron du groupe Etrhb a répondu aux questions du tribunal par vidéoconférence, depuis la prison de Tazoult, à Batna. Il est poursuivi par plusieurs chefs d'inculpation dont «blanchiment d'argent», «participation à la dilapidation des deniers publics», «trafic d'influence» et «infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l'étranger». Interrogé par le président de l'audience, le mis en cause a nié en bloc les charges retenues contre lui.
Questionné à propos du contrat de lobbying conclu par sa représentante, avec un cabinet américain d'un montant de 10 millions de dollars, l'ancien président du FCE et patron du groupe Etrhb, a indiqué qu' «il ne connaissait pas Sabrina Ben», une dame résidant au 8e arrondissement de Paris, qui se présente comme étant «sa conseillère principale et sa représentante», selon l'arrêt de renvoi. Il a soutenu qu' «étant en prison au moment des faits, il lui était impossible de signer cet engagement». Cet accord entre l'homme d'affaires algérien et la lobbyiste américaine aurait été conclu le 26 juillet 2020 et courait jusqu'au 25 juillet 2021. Il a été paraphé, pour le compte de Ali Haddad, par une personne se présentant sous le nom de Sabrina Ben. De son côté, le fils de l'accusé, Aghilès Haddad, qui a comparu libre, a répondu qu' «il n'a rien à voir avec cette affaire, encore moins avec cette dame». Ce dernier est poursuivi pour participation au «blanchiment d'argent et aux revenus criminels issus de la corruption, dans le cadre d'une bande criminelle organisée» et «recèle des revenus provenant de la corruption». Selon l'accusation, le prévenu, Aghilès Haddad, a proposé à son père, à travers une lettre qu'il lui a adressé, le 19 décembre 2019 depuis la France, de recourir au lobbying, lequel a été signé le 26 juillet 2020 avec une firme américaine Sonoran Policy Group (SPG). Cette firme se décrit comme une entreprise de «diplomatie privée mondiale». selon l'arrêt de renvoi, le contrat a été financé avec l'argent issu de la corruption, dissimulé à l'étranger.
Le prévenu D'après la réponse de la cellule de renseignement financier à une commission rogatoire délivrée par la juge d'instruction, le prévenu a reçu, durant la période allant de septembre 2019 à septembre 2020, une somme de 20 000 euros d'un compte appartenant à l'entreprise Inversionnes y Gestionnes Immobililiarias S.L Aginyo. Il a également perçu une somme de 14 500 euros viré depuis un compte appartenant à son père. Ali Khelifaoui, directeur général de l'ADA (l'Algérienne des autoroutes) à partir d'août 2014, incarcéré depuis août 2020, a été appelé à la barre. «Octroi d'avantages non justifiés lors de la signature des marchés d'avenants», «dilapidation de deniers publics», «abus de fonction délibéré par un agent public, en violation des dispositions législatives» et «conflit d'intérêts au cours de l'attribution des marchés publics», sont les principaux chefs d'inculpation pour lesquels il est poursuivi. D'après l'accusation, «ce dernier avait proposé de payer le partenaire algérien dans le consortium(qui devait réaliser la pénétrante autoroutière reliant le port de Djendjen à l'autoroute Est-Ouest en devise. L'Agence nationale des autoroutes (ANA), l'ancêtre de l'ADA, avait attribué la réalisation de cette pénétrante, en juillet 2013, au groupement italo-algérien dirigé par les entreprises Rizzani de Eccher, l'Etrhb Haddad et la Sapta, pour un montant de 1,65 milliard d'euros et un délai de 36 mois. Interrogé par le juge et le procureur de la République, il a soutenu qu'il n'a fait que poser le problème au ministre des Travaux public(Abdelkader Ouali) pour trouver une solution au litige opposant l'administration au consortium, dont le chef de file est un partenaire étranger (Rizzani de Eccher). En partant, il a évité le recours à l'arbitrage qui aurait pu coûter à l'Algérie le double, voir le triple, du montant engagé pour la construction de ce tronçon autoroutier initialement.
Ce problème est lié au retard dans les crédits de paiement, autrement dit le non-paiement des situations de 2014, 2015 et 2016 que réclamaient les partenaires de ce consortium. «Le Fonds national d'investissement et la commission sectorielle des marchés publics avaient visé tous les avenants de la mise en conformité du projet», a-t-il indiqué. Il a ajouté que «seul le partenaire étranger a été payé en devise, suivant le taux de change au jour de la facturation. Ce dernier a été de 102 en 2014 et de 122 en 2016 lors de la facturation». Quant à l'introduction d'un sous-traitant turc dans ce projet, il a indiqué que ce dernier à été proposé par l'entreprise italienne pour renforcer le groupe. Outre Ahmed Mazouz et Mohamed Baïri, les frères Kouninef ont également comparu, lundi, devant le tribunal.

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