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Constantine

Des projets à la traîne

Le téléphérique, le CAC au niveau du CHU, et le parc de Bardo sont des exemples édifiants.

Plusieurs projets connaissent un faible taux d'avancement ou sont carrément à l'arrêt à Constantine. On citera à titre d'exemple le téléphérique, le CAC au niveau du CHU, ou encore le parc de Bardo. Il est vrai que la crise sanitaire due à la Covid-19 a contribué au retard de la relance de ces projets, mais certains sont en veille depuis plusieurs années. Le téléphérique est le meilleur exemple, à l'arrêt depuis 2018. Fermé pour des travaux de consolidation et de rénovation, ce moyen de transport fait désormais parti du passé. Des milliards sont partis en fumée. Quant à son devenir, mystère et boule de gomme. Pour de plus amples informations sur l'argument financier avancé, on nous oriente vers l'Etac au niveau d'Alger.
Les employés et les ouvriers n'en savent pas plus. L'effectif a été réduit considérablement. Ils gèrent à peine quelques petites tâches sans importance. Près de 70 employés ont été mis en chômage depuis plus de deux années. On atteste également que les salaires sont dérisoires allant de 20.000 à 25.000 DA. Les primes ont disparu. Pis encore, on parle de l'abandon de ce moyen de transport. Un autre « chef-d'oeuvre» au musée. Après 10 ans de service, le téléphérique ne prendra plus les airs. Un constat amer fait aussi bien par les employés que par les habitants qui ont pris l'habitude de l'usage de ces cabines pour rejoindre le centre -ville, notamment ceux de la cité Emir Abdelkader, Sakiet Sidi Youcef (Boum), Ziadia et Djebel Ouahch. Le téléphérique leur permettait de gagner beaucoup de temps en évitant le trafic dense de la circulation, mais aussi d'économiser beaucoup d'argent. Et dire que les travaux, lancés en 2018, devaient prendre fin en août 2019. Fin 2022, rien n'indique que ce moyen de transport va reprendre du service. Pour des raisons encore inconnues, l'extension du CAC au niveau du CHU subit le même sort. Le projet avait pourtant bien démarré en 2005. Dix-sept ans plus tard, le projet est toujours en chantier, même à l'arrêt, depuis 2 an, au moment où les malades cancéreux manquent d'espace pour les consultations. Pas moins de 150 malades viennent au service pour la radiothérapie. Le site du projet continue à ce jour de susciter de vifs critiques. Le projet en question n'est qu'un bâtiment incomplet, lugubre même et qui donne des frissons. Un chantier à ciel ouvert livré à l'humeur de la nature, depuis maintenant 17 ans. Et dire que ce projet a bénéficié d'un financement de 140 milliards de centimes. À cela s'ajoutent les coûts d'équipements stockés et rongés par la rouille bien avant leur réception, en dépit du passage de neuf ministres, huit directeurs généraux et six directeurs de la santé dans la wilaya depuis le lancement des travaux. Les rasions seraient l'annulation du marché d'achat d'accessoires, en 2017, par le directeur d'alors, suivant l'avis de la commission des marchés qui avait jugé excessifs les tarifs du matériel proposé par la société étrangère. Selon certaines voix, le projet est gelé par l'ancien gouvernement pour des raisons financières. Mais aujourd'hui, l'Algérie bénéficie d'une embellie financière. Et en matière de retard, Constantine bat tous les records. En effet, le parc Bardo attend depuis 20 ans son ouverture au public. Situé au coeur de l'ancienne ville de Constantine, ce site historique repose sur une superficie de 50 hectares et a subi, récemment, une importante opération de réhabilitation. Pour sa relance, trois investisseurs ont été retenus après un avis d'appel d'offres pour son exploitation et l'installation de nouveaux équipements...

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