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Dangereuses manoeuvres d'automobilistes inconscients

Délinquance routière à Annaba

Les campagnes de sensibilisation contre les accidents de la route n'ont pas eu les résultats escomptés, du moins à Annaba, où l'inconscience des conducteurs n'a pas diminué d'un iota.

Les hécatombes survenues la semaine écoulée sur plusieurs axes routiers de diverses wilayas, occasionnant des dizaines de victimes, sont passées, pour certains automobilistes, dans l'indifférence la plus absolue, à Annaba.
La délinquance routière est légion dans cette wilaya, dont tous les chemins et routes ont tendance à se transformer en pistes de rallye. Incompréhensible «engouement» des conducteurs pour l'excès de vitesse, les dépassements, le non-respect de la distance de sécurité entre les véhicules, le passage forcé et bien d'autres comportements irresponsables de chauffards à l'origine d'accidents. Des actes, le plus souvent, qui sont l'oeuvre de jeunes conducteurs inconscients des conséquences de leur comportement. La plupart de ces jeunes, au volant de leurs véhicules, ignorent le Code de la route et de la conduite. À Annaba, le point giratoire et l'usage des clignotants sont ignorés par la majorité des conducteurs. Et pourtant, les feux arrière du matériel roulant, sont le mode de communication entre les conducteurs qui sont tenus, voire obligés, de respecter ces feux de signalisation. Au-delà de ces agissements démesurés, c'est la conduite sous l'effet de l'alcool, des psychotropes et de la drogue. Il suffit de jeter un oeil curieux, pour remarquer le nombre de jeunes qui, tout en conduisant leurs voitures, s'adonnent à la consommation d'alcool, de kif et de comprimés hallucinogènes. C'est à se demander comment ces comportements illégaux, passent-ils inaperçus pour les services de sécurité? Autre interrogation, sur les voitures aux verres fumés. Très en vogue, chez les jeunes notamment, le plexiglas, censé être interdit, fait de ces voitures de véritables boîtes de nuit ambulantes. Pour ne citer que ces cas qui sont communs aux conducteurs de bus. Ces derniers, majoritairement des repris de justice, offrent aux passagers, un climat de délinquance démesuré, avec leurs tenues vestimentaires inappropriées, et leurs comportements et propos de voyous. Tous les tableaux de bord des bus à Annaba s'assimilent à des «mahchachetes», où le son des postes agresse l'ouïe des passagers. L'usage du téléphone portable et la consommation de café en pleine conduite, sont la règle générale à Annaba. Plusieurs citoyens, apostrophés sur les accidents de la route, un fléau, devenu phénomène de société, se sont accordés à dire que le défaut de rigueur dans le contrôle est à l'origine de ces scènes dramatiques, «à Annaba, il n'y a pas de contrôle mobile pour les voitures conduites par les jeunes», a déploré Sofiane, fonctionnaire du Trésor d'Annaba. « Le contrôle se limite aux points immobiles, tel celui de Ain Khrouf, déplacé sur la route reliant Annaba à El Hadjar et celui implanté au niveau d'Asmidal, qui sont à l'origine d'interminables bouchons», a rétorqué cet autre fonctionnaire du Trésor. Le même interlocuteur s'est dit outré de voir l'inertie des policiers devant un motocycle transportant trois jeunes. «Cela s'est passé sous mes yeux, juste devant un point de contrôle, implanté par les éléments de l'arrondissement du Pont-Blanc. Les trois jeunes, sur la moto, se frayaient un passage en zigzagant entre les voitures, mais les policiers les ont ignorés», a expliqué le quinquagénaire. Ces pratiques et bien au-delà, sont quasi quotidiennes à Annaba, où l'endémique délinquance routière s'est ravivée au cours des derniers jours.

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