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Oran

Débat sur les assurances et la réassurance

Les besoins de l’Algérie par rapport au réchauffement climatique sont de 22 milliards de dollars.

L’assurance en Algérie, s’est développée au gré d’une succession d’évènements et de conjonctures, qui ont impacté ses conditions de croissance. Mettant en avant l’importance de l’assurance en tant que levier de la croissance, le P-DG de la Caat, Nacer Sais, a souligné que «l’assurance soutient le développement durable de tous les secteurs économiques pour la réparation des dommages atteignant les patrimoines assurés et stabilise la situation financière des entreprises». Intervenant à l’occasion de la rencontre d’Oran dédiée aux assurances et à la réassurance, le même responsable a affirmé que «l’assurance constitue un levier de transfert et de formation du capital, essentiel au financement de l’investissement en particulier et de l’activité économique en général». Le président-directeur général de la Compagnie Centrale de réassurance, la CCR Abdellah Bensaïdi, a, pour sa part, évoqué le rôle de la réassurance dans le soutien du secteur des assurances. Ouverts hier matin, les travaux de la rencontre d’Oran servent de tribune permettant l’échange sur l’actualité internationale et les dernières évolutions dans le domaine de la réassurance, notamment en ce qui concerne les risques émergents et ceux liés aux changements climatiques. Organisé par la Compagnie algérienne des assurances des transports la Caat, cette conférence porte sur le thème : «L’assurance facteur de résilience et de développement économique». Il est animé par des dirigeants de la société et des experts en réassurance. Diverses sont ainsi les thématiques à débattre, celles-ci sont en lien notamment avec le management des risques et l’optimisation des programmes d’assurance. En dépit de toutes les conjonctures et des circonstances, le marché des assurances est marqué par une forte dynamique. La Caat a réalisé un chiffre d’affaires de 26,7 milliards de dinars, soit 194,7 millions de dollars, consolidant sa position en tant que 2e plus grand assureur de la place. En 2023, elle a procédé à l’augmentation de son capital social à cinq milliards DZD, soit 36,7 millions de dollars. Ce dernier est passé de 20 milliards de dinars (146,8 millions de dollars) à 25 milliards dinars (183,4 millions dollars). L’Agence de notation internationale AM Best a attribué à la Caat, au titre de l’exercice 2022 et pour la troisième année consécutive, la notation de solidité financière B (satisfaisant) et la notation de crédit émetteur à long terme de «Bb+» (satisfaisant), avec des perspectives stables. Cette notation confirme la stabilité et la force bilancielle de la Caat, qui s’appuie sur une capitalisation ajustée aux risques, dus à une rentabilité moyenne des primes, de 24,8% et à un rendement des capitaux propres, de 9,7% pour la période de 2018 à 2022. Dans un marché ouvert et concurrentiel, le ton est à l’amélioration de la qualité des prestations en amont et en aval de l’acte d’assurance. Il s’agit de la digitalisation qui s’impose comme levier de croissance en assurant la vente en ligne, déclaration de sinistres en ligne, expertise à distance), l’amélioration de la relation clients par le développement de nouvelles prestations (assistance & tiers payant…), opter pour davantage d’ouverture sur les marchés extérieurs, notamment de réassurance, pour disposer de capacités de faire face aux risques émergents et anticiper les besoins des assurés, notamment en matière de Cyber Risk & risques liés aux changements climatiques), renforcer la culture d’assurance et préparer les préalables permettant aux assureurs de jouer pleinement leur rôle afin d’accélérer le rythme de la modernisation et améliorer la qualité des prestations, transférer la concurrence vers le terrain de la qualité de service et de l’innovation, Versus Tarif; recourir aux outils digitaux pour réduire les délais d’indemnisation des sinistres, intensifier l’innovation en matière de produits services d’assurance. Il est également l’heure de la prise en charge des effets des événements naturels par le circuit assurantiel (avant toute intervention de l’Etat), l’encouragement de l’émergence de la microassurance et de l’assurance santé, subventions de la prime en relation avec la couverture de certaines calamités afin de favoriser l’émergence d’un marché d’assurance capable de prendre en charge, en dehors des circuits budgétaires, cette problématique coûteuse pour le Trésor public). L’assurance paramétrique peut simplifier le processus d’indemnisation, notamment dans la micro-assurance (ex-calamités naturelles qui touchent les agriculteurs).

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