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Une base militaire bombardée en Irak

Un mort et des blessés à Calso

Le Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, se trouve toujours aux Etats-Unis, où il a rencontré en début de semaine le président Joe Biden afin de négocier le retrait du contingent américain.

Un «bombardement» a fait des victimes dans la nuit de vendredi à samedi sur une base militaire en Irak abritant des troupes de l'armée et d'anciens paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, ont rapporté des sources de sécurité dans un contexte régional déjà explosif. Interrogés, un responsable militaire et un responsable du ministère de l'Intérieur n'étaient pas en mesure d'identifier les responsables de ce bombardement aérien ayant visé la base de Calso, dans la province de Babylone (centre), ni de dire s'il s'agissait d'une frappe de drone. «Les Etats-Unis n'ont pas mené de frappes aériennes en Irak aujourd'hui», a réagi le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X, peu après cette annonce. Un responsable au ministère de l'Intérieur avait initialement fait état d'un bilan «d'un mort et de huit blessés» dans un «bombardement aérien». Mais le Hachd al-Chaabi, coalition de groupes armés pro-Iran a confirmé dans un communiqué des «blessés», sans en préciser le nombre, et des «pertes matérielles» dans une «explosion». Celle-ci a touché ses locaux sur la base, précise l'organisation, en ajoutant qu'une «enquête préliminaire» avait été ouverte et des enquêteurs dépêchés sur le site. Ce développement en Irak intervient à un moment où les efforts diplomatiques se poursuivent pour éviter un embrasement du Moyen-Orient, sur fond d'agression barbare sioniste à Ghaza et de tensions ravivées entre l'entité expansionniste et l'Iran. Tôt vendredi, des frappes de drones ont ainsi visé les environs d'une base militaire dans la région d'Ispahan dans le centre de l'Iran. L'attaque incombe à l'armée sioniste qui, comme à son habitude, agresse mais ne revendique pas ses exactions. En Irak, sur la base de Calso, un responsable militaire a fait état de trois blessés parmi les effectifs de l'armée irakienne.»Il y a des explosions dans les entrepôts abritant les équipements en raison du bombardement», a précisé ce responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat en raison de la sensibilité du sujet. Il a fait état d'un incendie qui a ravagé certains secteurs de la base. De son côté, le responsable au sein du ministère de l'Intérieur a assuré que le bombardement avait ciblé la Direction des véhicules blindés du Hachd al-Chaabi. «L'explosion a touché le matériel, l'armement, les véhicules», a-t-il précisé.
Le Hachd al-Chaabi fait partie intégrante de l'appareil sécuritaire officiel irakien placé sous l'autorité du Premier ministre. Mais cette institution rassemble plusieurs factions armées pro-Iran, qui ont par ailleurs mené pour certaines des dizaines d'attaques, en Irak et en Syrie, contre les soldats américains déployés dans le cadre d'une coalition internationale. Le bombardement en Irak, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, intervient dans un contexte régional explosif. Avant les frappes de vendredi en Iran dans les environs d'Ispahan, Téhéran avait mené le 13 avril une attaque inédite aux drones et aux missiles contre Israël. Il s'agissait d'une riposte à une précédente agression meurtrière qui avait détruit le consulat iranien à Damas et coûté la vie à sept militaires, dont deux hauts gradés. La diplomatie irakienne a exprimé vendredi soir sa «forte inquiétude» concernant l'attaque à Ispahan et «mis en garde contre les risques de l'escalade militaire qui menace la sécurité et la stabilité dans la région». «Cette escalade ne doit pas détourner l'attention de ce qui se passe dans la bande de Ghaza, les destructions et les pertes de vie innocentes», a-t-elle fait valoir. Le Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, se trouve toujours aux Etats-Unis, où il a rencontré en début de semaine le président Joe Biden afin de négocier le retrait du contingent américain.

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