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Petite éclaircie dans le ciel plombé de l’Ukraine

Moscou attend sa «garantie de sécurité»

Les discussions entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain Antony Blinken ont été, souligne-t-on des deux côtés, « franches et substantielles» mais la crise autour de l'Ukraine est encore loin d'être réglée pour autant. Certes, il est question de progrès relatifs qui permettent de relativiser la menace d'un conflit ouvert que certaines parties semblent, d'ailleurs appeler de leurs voeux, mais si le bras de fer ne paraît plus en mesure de dégénérer, le ton demeure, quant à lui, aussi tranchant que durant les semaines écoulées. Les Occidentaux, Etats-Unis en tête, maintiennent les accusations sur l' «imminence d'un envahissement de l'Ukraine» par la Russie et arguent, pour cela de «dizaines de milliers de soldats russes massés à la frontière de ce pays longtemps membre de l'ex-URSS. Après avoir répété à plusieurs reprises sa détermination à empêcher, coûte que coûte, une entrée de l'Ukraine dans le pacte atlantiste, ce qui serait une catastrophe géostratégique pour sa propre sécurité dans la mesure où les missiles de l'Otan ne seraient plus qu'à quelques minutes à peine de Moscou, la Russie vient de placer la barre encore plus haut, en exigeant que l'Otan se retire de Roumanie et de Bulgarie, pays sortant également de l'ex-URSS. Preuve que la sphère d'influence atlantiste a atteint des proportions plus qu'alarmantes aux yeux des dirigeants russes qui évaluent la menace à un niveau critique.
Depuis les conversations téléphoniques entre les présidents Vladimir Poutine et Joe Biden, en décembre dernier, plusieurs pourparlers ont déjà eu lieu sans que l'on sache si, réellement, les tensions vont retomber car les Etats-Unis et leurs alliés européens, la France en tête, poussent à la roue en sommant la Russie de retirer ses troupes de la frontière avec l'Ukraine et de s'engager publiquement à ne pas envahir ce pays candidat à l'Otan.
Des semaines d'escalade verbale n'ont pas, non plus, permis de cerner les risques d'une brutale rupture entre les deux superpuissances qui ont choisi, au grand dam de l'Union européenne qui a exprimé son refus d'être tenue à l'écart des négociations, le format du tête-à-tête dont il semble qu'il se révèle, pour l'instant, moyennement constructif. Washington qui a dit ne pas rechercher le conflit armé et privilégie des «sanctions terribles» souhaite ardemment parvenir à une réelle détente. Nul doute que, pour cela, des propositions concrètes ont été posées sur la table au point que Lavrov a déclaré son accord en faveur d'un «dialogue raisonnable» pour faire retomber «l'émotion».
Deux heures d'entretien ont-elles suffi pour cela? Pas sûr car le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt recadré les enjeux en prévenant les Occidentaux de ne pas continuer à ignorer ses «préoccupations légitimes», faute de quoi ils s'exposeront aux «conséquences les plus graves». Ainsi, Moscou campe sur ses positions et attend des Américains et des Européens qu'ils souscrivent à sa «garantie de sécurité»

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