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Blinken veut éviter, avec l’UE, une «nouvelle tourmente syrienne»

«Les États-Unis sont les seuls interlocuteurs de la Turquie», dit Ankara

Les États-Unis sont les seuls interlocuteurs de la Turquie à propos du nord-est syrien, a affirmé le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan, lors d’une conférence de presse organisée à Istanbul. « Nous ne prêtons franchement pas attention aux pays qui utilisent la puissance de l’Amérique et se cachent derrière elle pour faire avancer leurs propres intérêts. Notre interlocuteur sur cette question est l’Amérique. Nous parlons à l’Amérique. Pas avec les pays qui se cachent derrière», a-t-il affirmé en réponse à une question sur un éventuel déploiement des troupes françaises dans le nord-est syrien. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken et ses homologues européens ont insisté jeudi à Rome sur la nécessité de stabiliser la Syrie un mois après le renversement du dirigeant Bachar al-Assad par des rebelles islamistes, dans un contexte d’affrontements avec la Turquie. Blinken a dîné jeudi soir à Rome avec ses homologues britannique, français, allemand et italien, lors de la dernière étape d’une tournée d’adieu qui l’a auparavant conduit en Corée du Sud, au Japon et en France. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a déclaré à la presse que les puissances occidentales recherchaient une «Syrie stable et unie». Les cinq ministres se sont notamment accordés sur la nécessité de protéger les minorités religieuses. Ils ont également appelé «tous les groupes en Syrie à respecter les droits humains et le droit humanitaire international», et à veiller à ce que la Syrie ne constitue pas une menace pour ses voisins, allusion voilée à l’entité sioniste, et «ne serve pas de base au terrorisme», a déclaré le porte-parole du département d’État, Matthew Miller. L’inquiétude monte depuis la menace mardi de la Turquie de déclencher une opération militaire contre les combattants kurdes syriens, qui ont de fait dirigé leur propre État pendant la sanglante guerre civile ayant ravagé la Syrie depuis 2011. Au moins 37 personnes ont péri jeudi dans de nouveaux affrontements entre forces dominées par les Kurdes et factions soutenues par la Turquie à Manbij dans le nord de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (Osdh). Les Forces démocratiques syriennes (FDS), à dominante kurde, partenaires des Occidentaux au sein d’une coalition internationale engagée en Syrie, sont accusées par la Turquie d’avoir des liens avec les séparatistes armés kurdes sur son sol. Les États-Unis travaillent «très dur» pour répondre aux «inquiétudes légitimes» de la Turquie et empêcher une offensive de ce pays contre les combattants kurdes syriens, a assuré mercredi Blinken, soulignant que «c’est un processus qui prendra du temps». Concernant la Syrie, il a dit ne pas s’attendre à un changement de politique de la part du nouveau président américain Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Lors de son précédent mandat (2017-2021), Trump avait dit qu’il accéderait à une demande du président turc Recep Tayyip Erdogan de retirer les troupes américaines combattant aux côtés des forces kurdes en Syrie. À l’ordre du jour à Rome figuraient également la question des sanctions toujours en vigueur contre la Syrie. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a jugé mercredi que certaines sanctions «pourraient être levées rapidement». Le département du Trésor aux États-Unis a annoncé cette semaine qu’il allait relâcher les restrictions affectant les services essentiels. Si les Occidentaux sont globalement d’accord sur la Syrie, quelques divergences subsistent. Blinken a notamment répété qu’il était «dans l’intérêt de tout le monde» de faire retourner dans leurs pays d’origine les militants étrangers du groupe État islamique et les membres de leurs familles, détenus par dizaines de milliers dans des camps en Syrie gérés par les combattants kurdes. Ce que la France et le Royaume-Uni rechignent à faire.

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