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Présence de Wagner au Mali

Les accusations de la France

La France et l’UE soutiennent les «sanctions inédites» prises par les dirigeants ouest-africains contre la junte au pouvoir au Mali, a déclaré Emmanuel Macron.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a accusé mardi les mercenaires du groupe russe Wagner de «soutenir» la junte au pouvoir au Mali, sous couvert de lutte antiterroriste. «Wagner est là pour soutenir la junte mais en faisant croire qu'ils viennent combattre le terrorisme», a-t-il déclaré lors d'une audition devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.»Ce qui se passe au Mali est une véritable fuite en avant de la junte au pouvoir qui, au mépris de ses engagements, souhaite confisquer le pouvoir pendant des années et priver le peuple malien de ses choix démocratiques», a-t-il ajouté.»Cette junte illégale se proposait de tenir en otage la population malienne» pendant cinq ans, a-t-il poursuivi, en référence au report des élections, initialement prévues en février, destinées à ramener les civils au pouvoir. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a décrété dimanche la fermeture des frontières avec le Mali et un embargo commercial et financier, sanctionnant durement le projet de la junte de continuer à diriger le pays pendant plusieurs années. Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a dit lundi rester ouvert au dialogue avec la Communauté des Etats ouest-africains, tout en appelant ses compatriotes au calme et à la «résilience». Jean-Yves Le Drian a aussi accusé la Russie de «mensonge», concernant le statut de la force Wagner, soupçonnée d'agir en sous-main pour le compte du Kremlin, ce que Moscou dément formellement.»Lorsqu'on interroge nos collègues russes sur Wagner, ils déclarent ne pas (en) connaître l'existence», a-t-il raconté.»Quand il s'agit de mercenaires qui sont d'anciens combattants russes, qui ont des armes russes, qui sont transportés par des avions russes, il serait quand même étonnant que les autorités russes ne le sachent pas», a-t-il estimé. «Nous vivons dans le mensonge», a-t-il lancé. Paris a cherché en vain à dissuader Bamako de faire appel aux services du groupe paramilitaire russe Wagner.
Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères de l'UE vont discuter aujourd'hui et demain des propositions européennes sur la sécurité en Europe et du soutien à apporter à la Cédéao, dans son nouveau bras-de-fer avec les autorités de transition au Mali. Les chefs de la diplomatie des 27 Etats membres de l'UE doivent se retrouver à Brest pour une réunion informelle, la France assurant depuis le 1er janvier la présidence semestrielle tournante de l'Union européenne. Ils y seront précédés par leurs homologues de la défense. Ce rendez-vous fera suite à la rencontre russo-américaine de Genève lundi ainsi qu'à la réunion du Conseil Otan/Russie, hier à Bruxelles, et sera concomitant de la réunion de l'OSCE, aujourd'hui à Vienne, en vue d'une désescalade dans la crise ukrainienne et d'un réexamen de l'architecture de sécurité en Europe. Le président français Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont insisté vendredi dernier sur la nécessité pour les Européens d'être à la table des négociations et de présenter leur propre vision de la sécurité en Europe. Ils seront présents dans le cadre des discussions entre l'Otan et la Russie ainsi qu'à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et ont par ailleurs un «dialogue très étroitement coordonné» avec les Etats-Unis, souligne Paris.
Les 27 ministres des Affaires étrangères examineront également comment «appuyer» la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest(Cédéao) qui a pris de lourdes sanctions dimanche contre le Mali afin de pousser la junte à rendre plus rapidement le pouvoir aux civils.»L'objectif sera de soutenir les décisions qui ont été prises par la Cédéao», a-t-on indiqué. La France et l'UE soutiennent les «sanctions inédites» prises par les dirigeants ouest-africains contre la junte au pouvoir au Mali, a déclaré mardi le président Emmanuel Macron, en laissant entrevoir de nouvelles sanctions européennes. L'UE avait déjà apporté en novembre son soutien à la Cédéao dans son bras-de-fer avec le Mali et approuvé en décembre un cadre juridique lui permettant de «sanctionner ceux qui feraient obstruction à la transition».

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