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Conférence internationale contre le terrorisme au Maroc

Le mensonge éhonté du Makhzen

La Coalition internationale anti-État islamique (EI), réunie mercredi au Maroc, a vu l'objet de cette réunion détourné par le Makhzen, même si elle s'est, par ailleurs, engagée à poursuivre la lutte contre la menace croissante de l'organisation autoproclamée État islamique terroriste, notamment dans le continent africain et au Moyen-Orient. Cette assemblée ministérielle dite de la Coalition, a priori mobilisée contre la menace terroriste et comprenant plusieurs dizaines de chefs de la diplomatie et autres délégués dans les alentours de Marrakech, est devenue à son insu un instrument de propagande et de contre-vérités auxquelles s'adonne depuis de nombreuses années un Makhzen aux abois dont tout le monde sait qu'il ne recule devant aucune manoeuvre, aussi basse soit-elle, ni devant aucune tromperie malgré les innombrables désaveux subis à chaque fois. Signe instructif de cette incurie dont le Makhzen est incapable de tirer la moindre leçon tant sa fuite en avant comporte des signes manifestes d'indigente mauvaise foi, le cohôte de la réunion qui devait siéger aux côtés de l'inénarrable ministre des Affaires «étranges» marocain Nasser Bourita, le secrétaire d'État Antony Blinken, s'est poliment dédouané en expliquant son absence par un intempestif test positif au Covid-19, de sorte qu'il s'est fait représenter par la diplomate Victoria Nuland dont la présence ne pouvait être que plus discrète et moins engageante que ne l'espérait le Makhzen de sa majesté. «Nous sommes rassemblés pour partager l'engagement d'assurer la défaite durable de l'EI, en Irak et en Syrie, à travers le continent africain et dans le monde entier», s'est d'ailleurs contentée de dire Mme Nuland, à l'ouverture de la réunion, une manière de situer en clair le débat, loin de l'agitation délibérément entretenue par les apprentis-sorciers du royaume marocain. Intervenue en 2014 pour une lutte sans merci contre le groupe Daesh et sa mainmise sur un territoire de plus de 110 000 km², entre l'Irak et la Syrie, la Coalition rassemble 84 États et organisations internationales, parmi lesquels l'Otan et Interpol. Mais Daesh a perdu, depuis, une grande partie de sa capacité de nuisance même si l'organisation demeure une menace réelle, capable de «se reconstituer», notamment en Afrique comme on l'observe au Sahel et dans le Golfe de Guinée. En cherchant à détourner la réunion de son objectif initial, le royaume marocain vient de prouver, une nouvelle fois, une fois de trop peut-on même dire, que son obsession consiste uniquement à rallier à sa thèse fumeuse le maximum de pays, pour différentes raisons. Voici deux mois, ce fut l'Espagne. Jeudi, ce devait être au tour de la Turquie, des Pays-Bas et de quelques pays africains, plus ou moins rangés dans le tiroir de la Françafrique où le royaume marocain se sent le plus à l'aise. Or, ce que le Makhzen feint d'ignorer, c'est que tous ces pays, membres de l'UA comme de l'UE, sont tenus par les engagements exprimés par leurs organisations régionales comme l'a explicité, voici trois jours, Joseph Borrel et qui soulignent leur adhésion au processus conduit par l'ONU d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental, à l'exclusion de toute autre «solution» frelatée.
Le royaume marocain qui encaisse depuis des mois des gifles retentissantes, sans frémir, a, de ce fait, encaissé celle de la Turquie dont le démenti du MAE s'avère, à son tour, plus que cinglant. En réaction aux «allégations» que multiplie, sans frémir, le royaume de Mohamed VI, Ankara a réaffirmé: « Dès le début, la Turquie a plaidé pour une solution politique à la question du Sahara occidental dans le cadre des résolutions pertinentes de l'ONU et par le dialogue entre les parties.» No comment? 

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