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Mali

Le gouvernement interdit d’activité des ONG financées par la France

Le Premier ministre Maïga dénonce dans un communiqué des «allégations fantaisistes» et un «subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali».

L'autorité de transition malienne a annoncé lundi soir l'interdiction des activités de toutes les organisations non gouvernementales financées ou soutenues par la France, y compris celles opérant dans le domaine humanitaire. Cette décision est susceptible de concerner de nombreuses ONG auxquelles la France continuait à apporter son soutien en dépit de l'abrupte dégradation des relations entre les deux pays depuis plus d'un an. Le Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga, la justifie, dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, par l'annonce récente par la France qu'elle avait suspendu son aide publique au développement à destination du Mali. Le ministère français des Affaires étrangères avait invoqué le recours supposé au groupe paramilitaire russe Wagner des autorités maliennes. L'autorité de transition a constamment démenti avoir fait appel à cette société, violemment ciblée par les pays occidentaux. Elle reconnaît la présence d'instructeurs de l'armée russe déployés au nom d'une ancienne collaboration entre les deux pays. Le Quai d'Orsay avait précisé que la France maintenait son «aide humanitaire» et quelques soutiens à des organisations de la société civile maliennes. Le Premier ministre Maïga dénonce dans un communiqué des «allégations fantaisistes» et un «subterfuge destiné à tromper et manipuler l'opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d'isolement du Mali».»En conséquence, le gouvernement de la transition décide d'interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l'appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire», dit-il. Une multitude d'ONG oeuvrent au Mali dans les domaines de la santé, de l'alimentation ou de l'éducation. Le pays, pauvre et enclavé, fait face depuis 2012 à la propagation terroriste et aux violences de toutes sortes, mais aussi à une crise politique et humanitaire grave. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées par le conflit. Depuis mai 2021 et un second coup d'Etat confortant leur emprise, les autorités de transition se sont détournées de la France, poussée vers la sortie et dont le dernier soldat a quitté le pays en août après neuf ans d'engagement contre les terroristes au côté de l'armée malienne. Elles se sont tournées militairement et diplomatiquement vers Moscou. Un collectif d'ONG dont CCFD Terre-Solidaire, Handicap International, Médecins du Monde et Oxfam, avait exprimé son inquiétude devant la suspension par la France de son aide. Destinataires d'une importante partie de ces financements, ces ONG s'alarmaient dans une lettre au président Emmanuel Macron du fait que la suppression de tels financements n'entraîne «l'arrêt d'activités essentielles, voire vitales (...) au profit de populations en situation de grande fragilité ou de pauvreté». Elles rappelaient que 7,5 millions de Maliens avaient besoin d'assistance, «soit plus de 35% de la population», et que le Mali figurait en 184e position au classement de l'indice de développement humain. L'Armée malienne a indiqué, dans un communiqué, avoir neutralisé 6 «terroristes», à Tôgôfô-bali, dans le cercle de Niono, région de Ségou au centre du Mali. L'armée a expliqué que «sur la base de renseignements signalant la présence des groupes armées terroristes dans la localité de Tôgôfô-bali, un détachement du groupement tactique interarmes (GTIA1) Kêlêtigui basé à Sokolo a été dépêché dimanche pour une mission d'opportunité». Elles précisent que «six terroristes ont été neutralisés, un véhicule de combat récemment enlevé lors de l'attaque d'un poste de commandement FAMa récupéré». Par ailleurs, Une mine artisanale a explosé lundi matin sur la route de Tombouctou, près de la ville de Douentza, dans la région de Mopti, blessant trois soldats de maintien de la paix des Nations Unies, a annoncé Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. «L'ONU condamne cet attentat et souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix», a déclaré M. Haq.

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