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L’ambassadeur saoudien rencontre à Sanaa les dirigeants houthis

La trêve et la paix en ligne de mire

Mandaté par les autorités du pays, l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Yémen s'est effectivement rendu lundi dernier à Sanaa, la capitale contrôlée par les rebelles Houthis, dans le but de conforter la trêve que d'aucuns voyaient en péril, depuis plusieurs semaines déjà, et surtout de proposer un dialogue de nature à mettre fin à un conflit de plus de huit ans qui a achevé de plonger le pays dans une profonde misère. «Je visite Sanaa, avec une délégation de nos frères du Sultanat d'Oman pour stabiliser la trêve et le cessez-le feu», a ainsi révélé Mohammed Al-Jaber sur Twitter, dans un tout premier signal des autorités saoudiennes quant à la démarche initiée au lendemain des réunions à Pékin entre les ministres des Affaires étrangères d'Iran et d'Arabie saoudite sous l'égide de la Chine. Dans son tweet, l'ambassadeur a indiqué, également, qu'il cherche à «soutenir le processus d'échange de prisonniers et explorer les voies du dialogue entre les parties yéménites pour parvenir à une solution politique durable et globale». Voilà qui confirme, clairement, que les pourparlers entre Téhéran et Riyadh ont porté leurs fruits et qu'une nouvelle dynamique va apparaître dans la région du Moyen-Orient au grand profit des peuples arabes et musulmans, la priorité étant de mettre un terme au conflit qui a ravagé le Yémen, au point de faire peser sur sa population le risque d'une catastrophe humanitaire sans précédent, comme l'ont déclaré à maintes reprises les instances onusiennes présentes à Aden comme à Sanaa. Accompagnée de médiateurs omanais, la délégation diplomatique saoudienne a obtenu, semble-t-il, toute l'attention des responsables Houthis qui ne peuvent que se féliciter de la perspective d'une fin de conflit, après huit longues années de combats meurtriers. Le fait est que la trêve conclue en 2022 entre les deux camps belligérants a été, dans l'ensemble, parfaitement respectée mais les craintes étaient vives de voir reprendre les hostilités depuis que son expiration en octobre 2022 n'a pas donné lieu à son renouvellement. L'Arabie saoudite, selon des sources crédibles, propose une feuille de route dans laquelle il est question, d'abord, d'une trêve de six mois au cours desquels seront menées les négociations de paix, ensuite une période de transition de deux ans afin d'asseoir les bases d'un État yéménite consensuel. À Sanaa, le diplomate saoudien Mohamed al-Jaber s'est entretenu à ce sujet avec le chef politique de la rébellion houthie Mahdi al-Mashat avant d'être reçu par le premier responsable Abdelmalek Houthi. L'impact du rapprochement irano-saoudien est désormais à l'oeuvre et permet d'envisager plus ou moins rapidement un retour du Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique et affligé de la pire crise humanitaire au monde, dans le giron arabe et international. 

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