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3 morts et 6 blessés par des roquettes à la frontière syrienne

Erdogan envisage une opération terrestre

La série de raids aériens qui a fait une trentaine de morts dimanche en Syrie a été déclenchée en représailles à l’attentat qui a tué six personnes le 13 novembre à Istanbul, attribué par Ankara aux «terroristes» kurdes. «Les unités compétentes, notre ministère de la Défense et notre état-major décideront ensemble de la puissance engagée par nos forces terrestres», a dit Erdogan.

Des tirs de roquettes depuis le territoire syrien ont visé, hier, la ville turque frontalière de Karkamis, faisant trois morts dont un enfant et six blessés, a annoncé le gouverneur de la province de Gaziantep (sud-est). «Cinq mortiers/roquettes ont été tirés (...) en direction du centre de Karkamis. Deux de nos compatriotes sont décédés. Six de nos citoyens ont été blessés, dont deux grièvement», a indiqué le gouverneur, Davut Gül, sur Twitter. Des images publiées par des médias turcs, dont l'agence de presse officielle Anadolu, montrent les vitres brisées d'un établissement scolaire, ainsi qu'un poids lourd en flammes. Selon Anadolu, les roquettes ont touché un lycée et deux maisons, ainsi qu'un camion près du poste-frontière qui relie Karkamis à la ville syrienne de Jarablus. Des tirs de roquettes depuis la Syrie avaient déjà atteint dimanche un poste-frontière turc, faisant au moins huit blessés, deux soldats et six policiers turcs. La Turquie a mené dimanche des raids aériens dans le nord de l'Irak et de la Syrie qui ont fait une trentaine de morts dans plusieurs régions sous contrôle des forces kurdes syriennes et du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, accusés par Ankara d'avoir commandité l'attentat qui a fait six morts et 80, hier, le possible lancement d'une «opération terrestre» en Syrie, au lendemain d'une série de raids aériens contre des positions kurdes en Syrie et en Irak et de plusieurs tirs de roquettes sur le sol turc depuis le territoire syrien. «Il n'est pas question que cette opération soit uniquement limitée à une opération aérienne», a déclaré le chef de l'Etat aux journalistes turcs qui l'accompagnaient au retour du Qatar, où il a assisté à l'ouverture de la Coupe du monde de football.
La série de raids aériens qui a fait une trentaine de morts dimanche en Syrie a été déclenchée en représailles à l'attentat qui a tué six personnes le 13 novembre à Istanbul, attribué par Ankara aux «terroristes» kurdes. «Les unités compétentes, notre ministère de la Défense et notre état-major décideront ensemble de la puissance qui doit être engagée par nos forces terrestres», a indiqué le président, faisant état de «consultations» en cours. «Nous avons déjà prévenu: nous ferons payer ceux qui nous dérangent sur notre territoire», a-t-il réaffirmé. Dimanche soir et hier matin des tirs de roquettes depuis la Syrie ont touché la frontière et le territoire turcs faisant, au total, trois morts et près d'une quinzaine de blessés. S'agissant de l'opération «Griffe Epée» lancée dimanche contre le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et les Unités de Défense du Peuple (YPG), «elle a été menée par 70 avions et drones», a détaillé le président: «Ils se sont enfoncés de 140 km dans le nord de l'Irak et de 20 km dans le nord de la Syrie», a-t-il précisé. Erdogan a par ailleurs assuré n'avoir eu «aucune discussion» avec le président américain Joe Biden ou son homologue russe Vladimir Poutine au sujet de l'opération. Les Etats-Unis soutiennent les YPG dans le nord-est de la Syrie, supposés face aux combattants terroristes du groupe Etat islamique et la Russie appuie des milices pro-régime dans la même région.

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