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25 ans après sa mort, les œuvres de Benhadouga reflètent encore les préoccupations de gens simples

Abdelhamid Benhadouga, auteur du célèbre roman "Rih El Djanoub" (Vent du Sud) et premier romancier d'expression arabe, décédé il y a de cela 25 ans, a ouvert la voie aux créateurs pour présenter des romans exceptionnels en langue arabe. Dans sa septième édition, le Prix Katara a choisi le prolifique romancier algérien Abdelhamid Banhadouga comme personnalité de l'année, une initiative qui s'inscrit dans le cadre de la célébration d'une figure littéraire arabe, devenue tradition annuelle. A cet effet, le ministère de la Culture et des arts a organisé du 9 au 11 janvier dernier à la Bibliothèque nationale d'El Hamma (Alger) une conférence nationale sur les œuvres du romancier Abdelhamid Benhadouga sous le thème "Le roman algérien...de la création à la consécration" pour célébrer cet auteur dont les œuvres ont marqué le récit algérien et dont les ouvrages sont considérés comme précurseurs dans l'écriture en langue arabe. Laissant derrière lui des œuvres littéraires riches et diversifiées, il avait entamé son parcours, en 1951, par des écrits dans les titres de presse en Tunis ie où il avait fait ses études et s'était installé fuyant la persécution coloniale pour son activité politique au sein du parti du Mouvement pour le Triomphe des Libertés démocratiques (MTLD). En 1952, Benhadouga publie son premier texte poétique "Hamel Al Azhar" pour se lancer par la suite dans la création romanesque. La carrière littéraire de Benhadouga a été riche et variée depuis la parution de son premier roman "Le vent du sud" en 1971, adapté au cinéma par feu Salim Riad, suivi d'autres œuvres, dont "La fin d'hier" (1975) ou encore "Djazya et les derviches" (1992). Feu Benhadouga a également écrit des nouvelles et des textes pour le théâtre traduits en plusieurs langues, mais pas que, il cumule aussi une longue expérience dans le domaine de la traduction, traduisant, à titre d'exemple, l'étude de l'avocat français Jacques Vergès intitulée "Défendre les Fedayin" en 1975. En plus d'être versé dans la création littéraire, le regretté a travaillé dans plusieurs domaines culturels et médiatiques après son retour en Algérie en 1962. Il rejoignit la radio et la télévision dans le département de réalisation (1962-1963), puis devint coordonnateur général des services artistiques, directeur de programmes et directeur des radios arabes et amazighes de 1966 à 1970. Vers la fin des années 1980, Benhadouga est nommé directeur de l'établissement national du livre, puis secrétaire général adjoint de l'Union des écrivains algériens et président du haut conseil de la culture (1990-1993). Abdelhamid Benhadouga est né le 9 janvier 1925 dans le village d'El-Hamra à Bordj Bou Arreridj. Il a appris les principes de la langue arabe et des parties du Saint Coran, avant de poursuivre son parcours à l'Institut Kettania de Constantine et rejoindre l'Université Zitouna de Tunis, où il obtient un certificat de réussite. Plus tard, le regretté a étudié à l'Institut des Arts dramatiques où il obtient un diplôme en théâtre arabe. Benhedouga s'est tourné vers l'écriture des nouvelles et des romans car s'étant appropriés à l'expression des enjeux et des pressentiments qui l'habitaient. Il a ainsi écrit sur le vécu algérien dans ses différentes manifestations à partir du milieu rural dans lequel il a grandi et souffert de l'oppression du colonisateur. Dans ses écrits, il a également évoqué les défis auxquels il a été confronté au lendemain de l'indépendance, à travers les questions humanitaires, notamment dans des nouvelles. "Le vent du sud", sa première œuvre romanesque, a valu à Benhadouga le titre de "fondateur du roman algérien". Dans ses romans, il s'est intéressé aux questions nationales et soci ales en axant ses œuvres sur la femme et la terre, soulignant la souffrance de la population, dont les protagonistes étaient des rebelles imprégnés d'idées nouvelles qui rejettent les statu quo et insistent sur la réforme et le changement. Le romancier a utilisé dans ses romans ultérieurs l'héritage et le symbolisme, thèmes de son roman "Djazia et les Derviches", qui se veut une histoire symbolique reflétant les dimensions des transformations sociales vécues par un village de montagne. Les œuvres de Benhedouga ont attiré l'attention des chercheurs et académiciens, à l'instar d'Omar Aylan qui a publié le livre "Idéologie et structure du discours dans les récits d'Abdelhamid Benhedouga" (2001), Abdelhamid Bousmaha (Les coutumes dans les récits d'Abdelhamid Benhedouga 2008) et le livre de Sidi Mohamed Ben Malek "Vision du monde dans les récits d'Abdelhamid Benhedouga". 

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