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Le rapport de la Cour des comptes doit servir la décision politique

Un baromètre de la gestion publique

Les constatations et les appréciations visent à favoriser «une saine gestion».

Le rapport annuel de la Cour des comptes pour l’année 2023 arrive à point nommé pour identifier les secteurs où la gestion des affaires publiques n’a pas été à la hauteur des attentes. Les chiffres et données contenus dans ce rapport de 430 pages sont de nature à servir la décision politique et l’action du gouvernement. D’autant plus qu’il émane de l’institution supérieure de contrôle à posteriori des finances publiques. Le rapport en question reprend les principaux résultats des travaux de contrôle réalisés par la Cour. Ces résultats sont assortis de recommandations que l’institution estime devoir formuler. Ce rapport reprend également des réponses des responsables, représentants légaux et des autorités de tutelle auxquels ces travaux sont notifiés, et ce, dans le respect de la procédure contradictoire. C’est-à- dire l’évaluation la plus appropriée de la gestion des finances publiques. Joindre son travail de contrôle par un effort de pédagogie, la Cour des comptes a expliqué la finalité de son œuvre. L’institution a relevé dans son introduction que les constatations et les appréciations, qui sont contenues dans le rapport, visent à favoriser « une saine gestion » et une « utilisation performante » des moyens et des ressources publics par les entités contrôlées. Selon la même source, le rapport annuel comprend 12 notes d’insertion et 34 ecommandations, classées dans trois parties, relatives respectivement aux administrations de l’État, aux collectivités locales et aux établissements et entreprises publics. Dans une quatrième partie du rapport, la Cour des comptes rend compte de l’emploi des ressources budgétaires et humaines ainsi que de ses activités internationales durant l’année considérée. Autant de chapitres qui renseignent sur la réalité de la gestion des affaires publiques. Et c’est à l’aune de ces résultats que s’établiront les performances et les contre-performances des managers et des élus. Et surtout si la gestion des affaires publiques n’était pas entachée de malversations et des pratiques de corruption.
Ils ont été nombreux ces dernières années les ministres et les managers à se faire rattraper par la justice dans de scabreuses affaires de corruption et autres abus de pouvoir. Les hautes autorités du pays oeuvrent, depuis, à agir sur diverses instruments. En premier lieu la justice à laquelle s’est ajoutée comme une nécessité, la numérisation du secteur des finances. Cette numérisation s’est ainsi avérée comme outil indispensable à la décision. Mieux, elle s‘est révélée un enjeu majeur et une préoccupation pressante pour le gouvernement. En réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État a expliqué que l’objectif de la numérisation n’est pas seulement de moderniser les transactions administratives. Mais, cela relève de la Sécurité nationale et vise à servir le citoyen, notamment à travers la définition exacte des biens de l’État et des individus.
Autant dire que les conclusions de la Cour des comptes justifient la nécessité d’accélérer le processus de numérisation de l’administration publique. La finalité étant la même : parvenir à une gestion transparente et efficace de la chose publique.

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