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Moussa Hadid, vice-président du Conseil national palestinien, à L’Expression

«Nous saluons le rôle fédérateur de l’Algérie»

Nous avons saisi la présence du vice-président du Conseil national palestinien (CNP), Moussa Hadid, en Algérie pour participer au 36e congrès de l'Union interparlementaire arabe, pour lui poser des questions au sujet de l'action diplomatique algérienne à l'ONU, entre autres, et les attentes des parlementaires palestiniens de ce conclave du Sommet parlementaire arabe d'Alger. En voici la teneur...

L'Expression: Comment évaluez-vous l'action de la diplomatie parlementaire dans le Monde arabe vis-à-vis de la question palestinienne?
Moussa Hadid: Cela est évident. Nous assistons, chaque jour, à des avancées dans l'action diplomatique, à tous les niveaux, de la scène politique arabe. Mais il y a des pays qui mènent un véritable Hirak diplomatique au niveau international, comme c'est le cas du rôle fédérateur que joue l'Algérie sur le plan officiel, mais aussi parlementaire. Sans compter l'élan populaire algérien, qui a toujours été derrière la cause palestinienne. Il est certain que toutes ces actions et ces flux diplomatiques ont un impact réel sur le changement des politiques mondiales, et les positions de certains États, particulièrement, qui renient le droit au peuple palestinien à recouvrir son territoire.

Qu'espérez-vous de la tenue de ce 36e congrès de l'Union interparlementaire arabe?
Nous souhaitons que l'action commune arabe, à travers ce Sommet d'Alger puisse sortir avec des décisions ou des recommandations à la hauteur des évènements qui ont cours en Palestine, en ce moment. Surtout, face à ce nombre important de victimes du génocide sioniste, et le sang qui coule dans la bande de Ghaza et la Cisjordanie, mais aussi à Jérusalem. La guerre en Palestine ne se résume pas à la bande de Ghaza. La guerre même si elle prend de multiples formes, se traduit par des persécutions et un acharnement militaire sur les populations en Cisjordanie et Jérusalem Est, où une judaïsation systématique est en passe d'être appliquée et instituée par les sionistes dans cette ville sacrée. L'entité sioniste, à travers cette vaste entreprise, vise à émietter les habitants originaux, à les déposséder de leur terre ancestrale, et à la vider de son contenu et la défigurer pour y instaurer leurs sombres desseins, en vue de créer ce qu'ils qualifient le grand Israël, dont les frontières iront au-delà des États arabes. Nous sommes face à une situation qui réclame davantage de resserrement des rangs et d'entraide. Nous sommes convaincus que la position arabe sera, sans nul doute, l'un des moyens efficaces pour faire pression sur les gouvernements du monde, afin de faire cesser la guerre sur Ghaza, et faire parvenir les aides à nos populations martyrisées sur ces territoires, témoins du génocide sioniste. Pousser à l'exécution des résolutions internationales et faire respecter la légitimité internationale, quant à permettre au peuple palestinien d'édifier son État indépendant et arrêter cette agression sioniste sur les territoires et le peuple palestiniens.

L'Algérie a été derrière l'initiative et a réussi, avec l'aide de pays amis et solidaires à faire adopter des résolutions à l'ONU, en faveur de la Palestine. Comment voyez-vous les formules à adopter par les pays arabes et la diplomatie parlementaire, en vue d'exécuter ces résolutions sur le terrain?
Il est impératif de mobiliser l'ensemble des énergies, afin de réaliser des avancées dans ce registre. Il est quasi certain aujourd'hui, eu égard aux revirements de situations et le changement de positions de nombreux pays, que l'action rigoureuse de nos frères au niveau des pays arabes, et le sang qui a coulé et qui coule encore à Ghaza a porté ses fruits. Nous continuons à dire que nous sommes à mi-chemin et que nous avons beaucoup de choses à faire encore, afin de convaincre et d'amener le monde à reconnaître la Palestine. Et la seule adhésion de la Palestine à l'ONU, en tant que membre à part entière, est suffisante pour faire basculer la situation et changer l'équilibre des forces, changer le vécu et dévoiler les réalités qu'Israël tente de travestir et pervertir.

Le lancement par la Cour pénale internationale des mandats d'arrêts internationaux à l'encontre des sinistres responsables sionistes, Netanyahou et son ministre de la Guerre est en soi une victoire. Qu'en pensez-vous?
En toute certitude, l'action de la Cour pénale internationale est susceptible de faire basculer les équilibres dans toute la région et dans le monde. C'est la première fois, depuis la Nakba en 1948, que nous assistons à la criminalisation du colonialisme sioniste en Palestine et ses leaders. Et cela, grâce à l'Afrique du Sud, que nous remercions à l'occasion pour cet effort et cette initiative, et ce faisant, les mandats d'arrêt que la Cour tente d'émettre à l'encontre de ces criminels de guerre. À ce propos, nous tenons à dire que les vérités ont commencé à se dévoiler au monde et que les masques sont tombés sur certains pays qui avaient tout tenté pour utiliser ces instances internationales, pour servir les seuls intérêts coloniaux, comme c'est le cas pour cette entité sioniste colonisatrice. Nous avons assisté à un reniement et un refus de reconnaissance aux instances internationales légitimes d'enquêter sur les crimes génocidaires et l'exil forcé des populations palestiniennes, par ceux-là même qui prônaient la légalité et la légitimité internationales. Alors, soit ils continuent dans leur logique de la force, comme ils l'ont toujours fait, ou alors ils opteront pour la force de la logique.

Si vous aviez un message à faire passer aux Algériens, quel serait-il?
Naturellement, ce sera un message de fraternité et d'amour, un message de reconnaissance et de gratitude du peuple palestinien pour ce qu'a fait l'Algérie, durant toutes ces dernières années et surtout en ces moments, pour soutenir la résistance de notre peuple et faire de la cause palestinienne, la question centrale en Algérie. Un pays où on a dit cette fameuse phrase sur la cause palestinienne «Nous sommes avec la Palestine qu'elle ait tort ou raison.» L'Algérie, c'est ce pays qui a lié son avenir à celui de la Palestine et à son indépendance. Elle a toute notre considération et notre respect. Nous lui souhaitons tout le bien du monde et nous espérons sa croissance et développement durables.

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