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Plainte contre Israël devant la CPI

Le président du SNM en parle

«La Convention de Genève stipule que l’occupant est tenu de protéger les civils et de ne pas cibler le personnel médical...»

Ouadach El-Aïdi, président du Syndicat national des magistrats (SNM), a souligné hier, dans une conférence de presse animée dans les locaux du quotidien El Hiwar, que l'attaque du 7 octobre dernier du Hamas relevait de l'acte de résistance. Le magistrat qui a fait partie du collectif de juristes à l'origine de la plainte contre l'entité sioniste devant la Cour pénale internationale, a déclaré que les lois et chartes internationales reconnues par l'ONU considèrent que tout peuple occupé est de son droit de choisir le moyen de se défendre contre une puissance occupante. La violence, dans ce domaine est parfaitement légale au regard du droit international, insiste El Aïdi. Quant à l'agression perpétrée par l'armée d'occupation sioniste qui dure depuis 40 jours, aujourd'hui, et qui, dit-il, justifie amplement la procédure lancée par trois cents hommes de loi auprès de la CPI, repose sur un constat accablant. «Le monde entier constate la tragédie humaine sans précédent, dont sont victimes les Palestiniens». Le président du SNM a noté la légitimité de l'opération palestinienne. Et d'ajouter que le tort reproché aux héros du Hamas qui ont lancé l'attaque du 7 octobre «est d'avoir exercé le droit légitime du peuple palestinien à la résistance». À cet égard, l'homme de loi a relevé que l'entité sioniste, par contre, est en contradiction flagrante avec les lois de la guerre, ainsi qu'au regard de son statut de puissance occupante d'un territoire non autonome. Ouadach El-Aïdi rappellera qu'au titre de «la Convention de Genève, l'occupant est tenu de protéger les civils et de ne pas cibler le personnel médical...». Ce n'est manifestement pas ce qui arrive sur le terrain. Les bombardements aveugles qui ont fait plus de 11 000 morts, en un peu plus d'un mois, dont plus de 5 000 enfants, constituent des violations flagrantes de la Convention de Genève. Ces violations sont aggravées par la destruction des hôpitaux, les attaques contre les ambulances et l'interdiction d'accès de médicaments dans la bande de Ghaza. Le groupe de trois cents juristes, dont font partie des Algériens, dispose d'un dossier on ne peut plus solide pour condamner l'entité sioniste de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. «Ce que l'on peut dire, c'est que nous sommes face à un ennemi qui s'est soustrait à toutes les obligations établies par le droit international et échappe jusque-là à la punition», a déclaré le président du SNM. Ce qui accable l'armée d'occupation vis-à- vis de la plainte déposée devant la Cour pénale internationale, tient au fait, nous apprend El-Aïdi, que les militaires israéliens étaient dans l'incapacité d'affronter les combattants de la résistance palestinienne. Une bataille à la régulière causerait beaucoup de dégâts parmi les forces sionistes. Aussi, la solution de facilité et illégale a été adoptée par l'État sioniste. Celle-ci «a consisté à cibler les civils», explique le conférencier. Les preuves de cette assertion existent et sont même publiques. Abordant l'attitude des alliés de l'État sioniste, Ouadach El-Aïdi a souligné que «le silence dans pareilles circonstances relève de la complicité de crime contre l'humanité». Concernant la démarche auprès de la CPI, le magistrat a admis que présentement «le droit international est entre les mains des plus forts», mais soutient que cet état de fait n'empêchera pas le collectif de juristes à l'origine de la plainte de s'en tenir «aux dispositions légales internationales» et de se battre sur le terrain du droit pour confondre l'entité sioniste. 

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