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Le bâtiment, locomotive de croissance

Le challenge de Tebboune

L'Algérie est le seul pays au monde qui offre des logements quasi gratuitement à ses citoyens.

«Quand le bâtiment va tout va», disent les économistes avertis, sachant le nombre impressionnant d'acteurs qui gravitent autour de la filière de la construction. Cette règle économique n'a de sens que si les facteurs de production des logements parviennent à des niveaux appréciables d'intégration nationale. Et c'est justement là où intervient l'exceptionnel apport du président de la République.
Ministre de l'Habitat en 2001, Abdelmadjid Tebboune a certes lancé la formule location-vente, mais son autre mission aura été d'arriver à réaliser des logements à un taux d'intégration national proche des 100%. Ainsi, les entreprises algériennes de robinetterie, de portes, de fenêtres, de verre, de baignoires et quasiment tous les matériaux qui entrent dans la réalisation d'un logement s'agglutinaient autour de l'impressionnant programme d'habitat initié par les exécutifs successifs.
À chaque cité qui se construisait, c'étaient des dizaines de milliers de salaires qui étaient versés à des travailleurs algériens. En quelques années, le défi de l'intégration était remporté. Ce qui a conduit la filière à s'imposer comme une locomotive de la croissance économique du pays. On se souvient qu'à la chute des prix du pétrole en 2014, la relance de l'économie est passée par le dynamisme de la filière bâtiment. Il devenait même nécessaire, à l'époque, de maintenir le rythme de réalisation pour éviter une explosion du chômage. Lorsqu'il était question de recourir au financement non conventionnel, le secteur du logement a été renforcé. La raison tient du fait que le bâtiment était déjà intégré et n'avait pas besoin de devises fortes pour fonctionner. L'Algérie doit ce succès à la persévérance d'un ministre de l'Habitat qui a cru à la fonction éminemment économique d'un secteur qui se trouve être l'un des moteurs de la croissance. Disons-le donc clairement, Abdelmadjid Tebboune a fait émerger de presque rien toute une filière qui a montré sa solidité au moment où l'Algérie avait grand besoin d'un levier de croissance dans un contexte de raréfaction de la devise.
Devenu président de la République, Abdelmadjid Tebboune s'est vu confronter à la même problématique de la baisse des prix du pétrole. Et en 2020, la médication présidentielle a consisté en une baisse drastique des importations, jusqu'à zéro véhicule importé sur une période de 3 ans. Les fonds de la République étaient redirigés vers l'agriculture et le bâtiment. Le pays n'a en rien réduit la cadence de réalisation de logements, bien au contraire. De fait, les emplois dans cette filière ont été conservés, les entreprises-satellites ont poursuivi leur croissance et certaines se sont même dirigées vers l'exportation.
L'Algérie est l'un des rares pays, sinon le seul au monde, à offrir des logements quasi gratuitement à ses citoyens. Un acte social qui renvoie à la déclaration du 1er Novembre 1954. Mais c'est également un exercice économique judicieux qui a permis de sauver des dizaines de milliers de PME et des centaines de milliers d'emplois. Le président de la République qui assume pleinement cette politique volontariste de lutte contre la crise du relogement y ajoute une raison stratégique, à savoir donner aux enfants un espace de vie décent pour permettre au pays de disposer dans un futur proche d'une génération de cadres et de travailleurs équilibrés qui sauront travailler dans l'intérêt du pays.

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