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Tebboune décide d'une batterie de mesures révolutionnaires en faveur de la presse nationale

La nouvelle ère médiatique

Le chef de l'État a adressé des messages d'assurance aux entreprises de presse en décidant d'une série de mesures d'aide et d'accompagnement.

Les mesures décidées, hier, par le président Tebboune au profit des entreprises de presse sont annonciatrices d’une nouvelle ère dans le secteur. Elles sont de nature à ouvrir une nouvelle page dans la vie d’une presse nationale qui se cherche.
Le secteur se cherche encore, près d’un quart de siècle depuis son ouverture en 1989, des normes à la mesure des attentes exprimées à la fois par les professionnels, la société et certains responsables qui ont eu à prendre les destinées du secteur. Pour des raisons diverses, cette œuvre n’est pas encore accomplie. Ce qui a grandement accentué les contradictions qui ont toujours traversé le secteur. À telle enseigne que des acteurs du secteur ne s’y reconnaissent pas. Certains n’hésitent pas à faire part de leur regret d’avoir appartenu à la corporation à cause du poids des contrariétés subies. Les signes et les mots de l’insatisfaction ne manquent pas dans le secteur. Ils sont plutôt légion. À tel point que des professionnels s’interrogent sur le présent de leur métier sur une note de pessimisme quant à son avenir souvent conjugué à l’incertitude. Et c’est dans ce contexte de morosité ambiante qui tend à envahir les entreprises de presse qu’interviennent les mesures présidentielles. Ces dernières vont devoir impacter positivement l’état financier des entreprises concernées. De cause à effet, cela se répercutera, sans l’ombre d’un doute, sur les conditions socioprofessionnelles des gens qui y travaillent. Ce qui générera, également, une amélioration de l’offre éditoriale des titres de la presse nationale et des autres supports. Que cela soit dans le versant électronique ou l’activité audiovisuelle. L’impact de ces mesures ne fera, en définitive, que soigner l’image du secteur de la communication.
D’où l’importance de cette bouffée d’oxygène envers les entreprises de presse appelées à se montrer en adéquation avec la volonté du chef de l’État à accompagner le secteur. D’autant plus que ce dernier est sur le point d’achever la révision de son encadrement réglementaire. Une étape manifestement nécessaire pour repartir du bon pied. Pour voir la presse nationale assurer ses missions. En plus de son devoir d’informer, il est attendu d’elle de diffuser, en toute responsabilité, les discours et les réalités qui traversent la société. À ce propos, le président Tebboune met en avant cette devise selon laquelle « toute construction démocratique exige le débat d’idées ». C’est ce qu’il a affirmé le 3 mai dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la presse. Et c’est visiblement le message qu’il a voulu transmettre, hier, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse dont les festivités ont été décalées, fin octobre dernier, en signe de solidarité avec la Palestine.
En décidant des aides et d’autres mesures d’accompagnement des entreprises de presse, cela équivaut à une connaissance de la situation, de sérieuses difficultés dans ces entreprises. Cela traduit, également, une attente des pouvoirs publics envers cette presse tenue d’accomplir comme il se doit sa mission. D’autant plus que la presse est aussi le miroir de son espace. C’est elle qui capte et diffuse toutes les représentations de la société.
La tâche est tellement immense que cela devrait passer par un apprentissage visiblement long. Cet apprentissage n’épargne aucun niveau. Y compris celui de mettre en place l’encadrement législatif adéquat. C’est le cas, d’ailleurs,ces dernières années avec la quête du gouvernement, d’asseoir l’encadrement législatif recherché. Mohamed Laagab fait état, ces derniers jours, de l’achèvement de toutes les réformes. Certains acteurs de la corporation diront que le problème ne se poserait pas au niveau des textes. D’autres voix diront que c’est plutôt l’application ou non des textes qui poserait problème. Le débat promet, vraisemblablement, d’être encore là à l’avenir. À chaque fois qu’il y a un chantier de renouvellement de l’encadrement législatif. L’apprentissage peut se poursuivre dans ce registre. Ce qui est cependant sûr, c’est que le chef de l’État envoie des signes d’assurance envers la presse. À cette dernière de se montrer à la hauteur.

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